Contrat de chaleur renouvelable territorial : les évolutions 2026

La Métropole Européenne de Lille anime un Contrat de Chaleur Renouvelable territorial (CCRt), dont tous les acteurs du territoire (hors particuliers) peuvent bénéficier. 

Financé par l’ADEME grâce au Fonds Chaleur à hauteur de 7,8M€, et déployé localement par la MEL, ce dispositif vise à accompagner financièrement et techniquement la création d’installations de production de chaleur renouvelable et de récupération de chaleur fatale, au bénéfice des communes, entreprises, industries, bailleurs sociaux, copropriétés, équipements médico-sociaux, acteurs agricoles… Ce dispositif soutient la transition énergétique du territoire en incitant au recours massif à la chaleur et au froid renouvelables.

Grâce à ce dispositif, la MEL accompagne ainsi techniquement et financièrement les porteurs de projets, dans le respect des conditions du Fonds Chaleur de l’ADEME, pour : 

  • les études de faisabilité, afin d’identifier la filière énergétique la plus adaptée, et investiguer la pertinence technique et économique de cette solution de chaleur renouvelable ; 
  • les investissements dans les outils de production, afin d'assurer une production de chaleur ou de froid grâce à une énergie renouvelable thermique décarbonée. 

Ce dispositif a déjà permis d’accompagner 56 projets depuis mars 2023, à hauteur de 4,5 M€.

L'ADEME fait évoluer les conditions techniques et financières du fonds chaleur chaque année.

Les évolutions majeures pour 2026 sont les suivantes, guidées par la démarche « EnRChoix » privilégiant d'abord la sobriété et l'efficacité énergétique et la mutualisation des moyens de production avec les bâtiments adjacents :

  • Sur le plan de l’efficacité énergétique, cela se traduit par un montant de l’aide ADEME calculé en appliquant les forfaits à la seule production en MWh EnR&R nécessaire pour satisfaire les besoins chauffage et d’ECS plafonnés selon les ratios ci-dessous en kWh/m².

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  • La démarche "EnR Choix" demande également une certaine priorisation des EnR : le porteur de projet est invité à d'abord étudier si la récupération de chaleur puis les EnR locales (solaire thermique, géothermie) peuvent répondre aux besoins du projet, avant d'envisager l'utilisation de la biomasse. Par application de cette démarche, les chaufferies biomasse dédiées sur bâtiment neuf ou réseau 100% biomasse alimentant exclusivement des bâtiments neufs ne sont plus éligibles.
  • En ce qui concerne le dispositif des Certificats d’Economie d’Energie (CEE) : le cumul est possible entre les aides Fonds Chaleur et le dispositif des Certificats d’Economie d’Energie (CEE). Le montant prévisionnel des CEE sur l’économie du projet doit être estimé en amont par le porteur de projet, pour permettre de le prendre en compte dans son instruction. L’aide forfaitaire ADEME dédiée au projet pourra être réduite, afin que le cumul « aide ADEME + CEE », ne dépasse pas 65% d’intensité d’aide sur les investissements éligibles.

D’autres évolutions sont à noter, l’ensemble des conditions techniques et financières de chacune des filières sont disponibles aux adresses suivantes :

Les services de la MEL se tiennent à votre disposition, via l’adresse mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., pour répondre à vos questions et vous partager tous les supports de communication disponibles.   

Vous trouverez plus d’informations sur la page dédiée du site internet: https://www.lillemetropole.fr/chaleur-renouvelable-la-mel-accompagne-les-projets-de-son-territoire