Cette disposition fera son entrée dans le nouvel article L2242-8 du Code du travail.

Le droit à la déconnexion, entré en vigueur le 1er janvier dans le cadre de la loi Travail, vise à assurer le respect des temps de repos et de congés ainsi que l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Dans un univers hyperconnecté où il n'est pas rare de consulter, répondre, trier ses milliers d'emails professionnels à toute heure de la journée, y compris le dimanche après 20 heures ; dans un monde envahi par les nouvelles technologies où l'on décroche son smartphone à tout moment, y compris pendant ses congés, pour répondre à un client ou à une sollicitation de son supérieur hiérarchique, l'épuisement professionnel (ou burn-out) s'est singulièrement accru ces dernières années. En France, plus de 12% de la population active est touchée par ce syndrome, qui n'est pourtant pas reconnu comme maladie professionnelle à part entière.

La frontière entre sphère privée et sphère professionnelle est de plus en plus poreuse: 37% des actifs utilisent chaque jour leurs outils numériques professionnels en dehors du travail, selon une récente étude. Et 62% des actifs, dont une très large majorité de cadres, réclament une régulation de l'usage des outils numériques en dehors du travail. Le législateur a donc décidé d'introduire un nouveau droit: le «droit à la déconnexion». Plus d'infos lefigaro.fr