Le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), rattaché au ministère de l’Agriculture, a été missionné afin d’identifier des projets et initiatives territoriales qui concilient souveraineté alimentaire et sobriété hydrique. Parmi les initiatives retenues, figure notamment le cycle (Ré)générer.
Intitulé « Eau et alimentation : des histoires réussies », le rapport, établi pat Catherine de Menthière, Inspectrice générale, et Gilles Crosnier, Inspecteur, valorise vingt cas d’études, dont l’initiative (Ré)générer. Celle-ci a été impulsée par Réseau Alliances, et notamment Sandrine Delory, vice-présidente du conseil d’administration, avec Agro-Sphères, le HUB AGRO Hauts-de-France, la Chambre d'agriculture Hauts-de-France et une trentaine d’entreprises de la région, et avec le soutien de l’ADEME et de la Région Hauts-de-France. Ce cycle, qui a réuni 125 structures (entreprises, coopératives, associations, ONG, pôles de compétitivité, institutions, écoles, universités et banques) vise à faire des Hauts-de-France la première région décarbonée pour son agriculture et ses entreprises agroalimentaires.
Prenant l’angle de la gestion de la ressource en eau, d’abord au niveau de la responsabilité sociale des entreprises, puis celle de la responsabilité territoriale des acteurs économiques, le rapport explique les différentes étapes de mises en œuvre. Il évoque ainsi le travail réalisé par les participants du cycle autour du carbone : « Les entreprises agroalimentaires estiment que 80 % du carbone est généré par les productions agricoles de leur amont. Aussi, les fermes ont été sensibilisées pour intégrer la data et engager des bilans CAP’2ER (Calcul Automatisé des Performances Environnementales en Elevage de Ruminants). L’évaluation des impacts d’une exploitation agricole a permis de faire le lien entre pratiques techniques et impact environnemental et d’identifier des leviers d’action ».
Le rapport insiste également sur la dimension territoriale, principal vecteur de réussite : « La démarche doit être territoriale et non par filière et le principe de la Responsabilité territoriale des Entreprises (RTE) est privilégiée. Dans les Hauts-de-France, l’alignement des coopératives ou sociétés de l’amont et de l’aval permettent de progresser plus rapidement. Des partenaires s’impliquent comme le Crédit Agricole qui subventionne les audits et module son système assurantiel lorsque le risque est réduit. Cette approche est partagée par Vivescia ou encore Nestlé. Elle peut donner lieu à contractualisation pour accompagner les transitions sur plus de trois ans ». Une belle reconnaissance pour l’ensemble du collectif, qui conforte et pousse à continuer à travailler autour de cette dimension de coopération territoriale.
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