Santé mentale des actifs : où en est-on ?

Si la santé mentale s’améliore – une première depuis la crise sanitaire - des disparités persistent toujours. Pour cette 3e édition, le baromètre Santé mentale & QVCT, porté par Qualisocial et IPSOS-BVA, dresse un état des lieux et des enjeux du sujet, déclaré Grande cause nationale en 2025 et 2026. Le rôle des organisations reste crucial : le renforcement de la prévention et le soutien concret des salariés permettent de maintenir cette dynamique.

La situation s’améliore. Si 22 % des actifs se disent en mauvaise santé mentale en 2026 (contre 26 % en 2024 et 25 % en 2025), ce sont 810 000 personnes de moins qu’en 2025, soit une baisse de 12 % par rapport à 2025. Si ces chiffres sont encore loin des 4,6 millions estimés en 2019, cette baisse peut faire espérer un retour à des données similaires post-covid à horizon 2030 (soit 19 % en 2019). Les évolutions sectorielles restent contrastées : un recul est observé dans l’industrie et la logistique, une stagnation dans le secteur du médico-social, tandis que l’administration publique, l’hébergement, la restauration et le secteur de la presse-communication-médias enregistrent une progression significative. La santé mentale des femmes s’améliore également, avec une hausse de 5 points contre seulement 2 points chez les hommes.

Conditions de travail et humain au cœur des priorités

47 % des sondés citent l’environnement professionnel dans le top 3 des facteurs qui ont le plus d’impact négatif sur leur santé mentale. Le baromètre explique ainsi que « le travail demeure un déterminant majeur de la santé mentale, cité comme cause principale de dégradation par 21 % des travailleurs, et dans le top 3 de 47 % des travailleurs. Il est toutefois devancé par le contexte national (32 %), et les facteurs individuels (38 %) des travailleurs qui représentent les premières causes de santé mentale dégradée en 2026 ». Pourtant, le rôle des entreprises et des organisations peut s’avérer crucial : 86 % des salariés bénéficiant d’un plan de prévention complet estiment que cela a permis une amélioration de leur santé mentale. Le baromètre révèle également les priorités des salariés sur lesquelles l’entreprise doit agir : les conditions de travail, la santé et la sécurité au travail (sécurité et environnement de travail, pression, outils et matériel pour travailler…) pour 25 % des répondants. Les relations au travail et l'ambiance de travail (climat de travail, organisation des réunions, qualité des temps et lieux conviviaux, pratiques managériales…) sont également citées par 24 % des sondés. Enfin, après une étude de corrélation, le baromètre révèle qu’une bonne prise en charge de la santé mentale réduit de 1.2 point l’absentéisme et de 3.4 points le turn-over.

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