L’association propose, à travers son dispositif VisionAIR, une offre globale pour accompagner les professionnels sur le sujet de la qualité de l’air : sensibilisation, diagnostic, mise en œuvre d’un plan d’action. Rencontre avec Anne-Sophie Alberic, Chargée de développement et relations partenaires.
Informer, alerter, mais aussi sensibiliser : telles sont les missions d’ATMO, l’association de surveillance de la qualité de l’air, agréée par l’État et disposant de plusieurs implantations régionales sur le territoire. « Nous sommes un observatoire régional de la qualité de l’air » explique Anne-Sophie Alberic, Chargée de développement et relations partenaires. « Nous surveillons et modélisons la qualité de l’air en mesurant les concentrations de plusieurs polluants — particules fines, dioxyde d’azote, ozone et dioxyde de soufre. Ces données nous permettent de produire un indice de qualité de l’air comportant différents seuils. Il faut savoir que, contrairement à certaines idées reçues, la qualité de l’air s’améliore depuis une quinzaine d’années ». L’association travaille pour et avec de nombreuses parties prenantes : l’État, les collectivités, les entreprises… « Ce sont nos relais. Avec nos adhérents, nous pouvons mettre en place différents projets pour agir en faveur d’une meilleure qualité de l’air. Par exemple, nous avons pu mener une campagne autour du chauffage au bois, particulièrement émetteur, en lien avec les collectivités ». Le chauffage résidentiel (toutes sources confondues) est responsable de 43 % des émissions de particules fines annuelles dans les Hauts-de-France, le plus polluant étant celui au bois, totalisant 33 % des émissions. Le chauffage est alors le premier émetteur de particules devant l’industrie et les transports routiers ! Faire tomber certaines nombreuses idées reçues fait ainsi partie des missions de l’association.
Connaître pour comprendre
Mais au-delà d’être un observatoire, Atmo Hauts-de-France peut être un acteur de choix pour accompagner et sensibiliser les acteurs sur ces sujets. « Nous le faisons avec le grand public, les collectivités, mais nous accompagnons également les entreprises. Dans le cadre de la CSRD, la qualité de l’air est intégrée au sein de différents chapitres comme la biodiversité par exemple. C’est une thématique transverse qui concerne de nombreux sujets : la mobilité, la biodiversité, la santé bien sûr, les rendements agricoles… Face à ces différents sujets/enjeux transversaux, les entreprises ont besoin d’un accompagnement pour structurer leur démarche et passer à l’action. C’est à partir de ce constat que nous avons créé une offre dédiée ». Atmo Hauts-de-France a développé le dispositif VisionAIR, une offre globale permettant aux acteurs économiques de travailler sur plusieurs leviers : la sensibilisation, le diagnostic, et le plan d’action. « Avant d’agir, il faut connaître et comprendre. Ce sont des notions qui ne sont pas toujours évidentes à saisir. Les polluants atmosphériques n’ont pas les mêmes impacts que les émissions de gaz à effet de serre. L’idée n’est pas de moraliser mais plutôt d’identifier les actions déjà mises en œuvre, et celles à déployer, tant au niveau collectif qu’individuel ».
Rendre la qualité de l’air plus palpable
Le dispositif comprend plusieurs actions. Sur la partie sensibilisation, Atmo Hauts-de-France anime des Fresques de l’Air et propose également des parcours de l’air. « L’idée est de rendre la qualité de l’air plus palpable. Nous proposons également des quiz et des challenges » ajoute Anne-Sophie Alberic. Sur le volet diagnostic, Atmo Hauts-de-France accompagne les entreprises de moins de 50 salariés à travers un bilan air. « Pour celles qui ont déjà réalisé un bilan carbone, nous nous appuyons sur ces données afin d’évaluer les polluants atmosphériques, selon une méthodologie équivalente et donc ajouter un volet AIR. Pour les entreprises ne disposant pas de bilan carbone, un diagnostic spécifique de la qualité de l’air est proposé ». L’association travaille ensuite sur un plan d’action afin de réduire les émissions. « La qualité de l’air est transverse. Une entreprise qui réalise un Plan de Mobilité, qui met en place des actions en faveur du covoiturage par exemple, réduit forcément les polluants atmosphériques. Et les co-bénéfices sont nombreux : économiques, sociétaux, environnementaux… ». Et bien sûr pour notre santé. Rappelons que chaque jour, nous inspirons près de 15 000 litres d’air.
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