Gouvernance partagée : un des piliers de l’engagement de Zatsit

L’entreprise, spécialisée dans les métiers du numérique, a mis la transparence et le collectif au cœur de ses process. Zatsit souhaite également embarquer ses clients autour d’un numérique plus responsable, en formant ses salariés à de nouveaux usages qu’ils peuvent ensuite partager. Rencontre avec Flavien Bailleul, cofondateur.

260506 azts2« Notre leitmotiv, c’est l’engagement. Nous avons toujours eu la volonté de faire bouger les lignes de notre secteur. Il y a encore des pratiques qui font du tort à l’environnement et à la société » explique Flavien Bailleul. Depuis 3 ans, Zatsit, entreprise spécialisée dans la tech et le développement numérique, met en œuvre des pratiques originales pour proposer un autre modèle que celui généralement appliqué au sein des ESN (entreprise de services du numérique). « Dès le départ, nous avons créé Zatsit en adoptant la qualité de société à mission. Nous sommes également en attente de l’audit pour obtenir la certification B Corp. Mais concrètement, au quotidien, cela se traduit par de nombreuses actions, avec nos collaborateurs au centre du projet ». L’entreprise impulse chaque mois des ZatsDay, journées dédiées à la veille technologique, à la gouvernance partagée ou la vie associative. « Ce sont des journées où nos consultants sont sortis de mission, et donc non facturées » ajoute Flavien Bailleul. « La gouvernance partagée est justement l’un de nos facteurs différenciants. Nous avons par exemple mis en place la plateforme Consul Democracy où chaque collaborateur peut voter. C’est un lieu de débat pour discuter de grands sujets comme la transparence salariale, le choix de travailler avec tel ou tel client, la rémunération, la redistribution… Toutes les idées sont écoutées et nous nous engageons à mettre en place des décisions votées à plus de 85 % ».

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Semer des graines

L’entreprise reste aussi cohérente dans ses actions quotidiennes : ses collaborateurs ont par exemple apporté l’idée du framework, du matériel informatique dont les composants sont réparables et réutilisables. Zatsit promeut aussi la féminisation des métiers. « Nous avons pris attache avec l’association les ChtiteDev, avec cette idée d’échanger avec elles sur leurs attentes chez un employeur ». Le congé et télétravail menstruels sont aussi en réflexion. Dernier axe de travail : l’essaimage auprès des clients. Zatsit promeut l’écoconception et le numérique responsable dès qu’il le peut. « Nous l’abordons de façon très humble, par de la sensibilisation ou de la formation. En formant nos collaborateurs, nous semons des graines chez nos clients. Et ça fonctionne : un de nos collaborateurs a pu proposer un langage plus responsable que celui qui était utilisé dans un projet, une autre a travaillé sur l’accessibilité complet du site marchand de Kiabi ». Quant à l’intelligence artificielle, Zatsit se forme. « Elle fait gagner du temps, de la productivité mais c’est un outil. Nous sommes convaincus par le « développeur augmenté et responsable ». Ces sujets ont été abordés lors de nos ZatsDay justement. Tous nos collaborateurs ont d'ailleurs la possibilité d'accéder à une licence sur une IA de leur choix, afin de se perfectionner. Mais nous la traitons de manière raisonnée » explique Flavien Bailleul. Zatsit propose d’ailleurs des formations gratuite et ouverte pour bien prompter, de façon à moins solliciter l’intelligence artificielle. Consciente des enjeux, Zatsit garde ainsi en tête sa vocation d’impact.