Agenda Forum Performance Diversité

Club des référents RSE

Dédié aux structures de plus de 100 collaborateurs, le Club des référents RSE se réunit chaque trimestre pour un partage d’expériences autour de témoignages concrets, sur des thématiques variées : stratégie RSE, mobilisation des équipes, évaluation et indicateurs, qualité de vie au travail, environnement…

L’objectif : permettre aux référents RSE d’échanger efficacement sur des questions communes et de s’appuyer sur une dynamique inter-entreprises forte et inspirante !

- Informations complémentaires à venir -

Le Club est réservé aux référents RSE d’entreprises de plus de 100 collaborateurs, adhérentes de Réseau Alliances.


Pour plus d’informations, contactez Camille MULLER – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. – 03.20.99.24.80

Atelier I Nove You : À vos marques, prêts … échangez ! Identifiez, partagez vos enjeux métiers et gagnez en performance globale

Venez participer à un atelier I Nove You !

En s’appuyant sur le jeu de plateau conçu par le Centre des Jeunes Dirigeants, cet atelier inter-entreprises permet de :

• prendre conscience des Bonnes Pratiques RSE déjà mises en œuvre dans votre entreprise

• se challenger et de s’inspirer des Bonnes Pratiques des autres participants

• identifier des pistes de progrès/des projets à mettre en place suivant vos enjeux

Les questions abordées touchent aux parties prenantes de l’entreprise : les clients, les salariés, les fournisseurs, les actionnaires, l’environnement écologique, l’environnement sociétal… et aux principes de gouvernance : stratégie, innovation, pilotage et valeurs. C’est un atelier gratuit, mais le nombre de places est limité. Il est donc nécessaire de vous inscrire afin de garantir votre place.

Découvrez I Nove You en vidéo :


Pour plus d’informations, contactez Camille MULLER - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. – 03.20.99.46.06

Formation management de la mobilité - 6e promo

Ce 2e cycle de l'année pour notre formation "Management de la Mobilité et Plans de Mobilité", co-animée avec les Explorateurs de la Transition, démarrera le 29 septembre 2020. Cette formation se déroule sur 3 journées espacées de quelques semaines, permettant aux participants de travailler sur leur Plan de Mobilité entre deux séances.

Ce rendez-vous marquera ainsi le 2e/3 pour cette 6e promo.

Au programme :

> compréhension du contexte des Plans de Mobilité : enjeux, chiffres clefs, dynamiques, règlementations, acteurs ...
> méthodologie du Plan de Mobilité : du lancement à l'évaluation, tous les outils et les méthodes pour avancer sur son projet
> Bonnes Pratiques issues de la communauté Déclic Mobilités, pour animer au mieux sa démarche.

Réseau Alliances est organisme de formation, référencé par Datadock : la formation peut être prise en charge par les OPCAs.

Plus d'informations sur le site de Déclic Mobilités

Bougez les lignes de l'intérieur, l'intrapreneuriat social est fait pour vous

Vous souhaitez permettre à vos collaborateurs de porter des projets à finalité sociale ou écologique au sein même de votre organisation ? Ou vous êtes un collaborateur qui rêve de faire bouger les lignes dans son entreprise ?

Rendez-vous le 5 novembre 2020 pour un atelier animé par SOBIZHUB autour de l'intrapreneuriat social, en compagnie des membres du Club des Intrapreneurs sociaux qui viendront partager leur expérience.

Que vous soyez managers, collaborateurs ou dirigeants, nous vous invitons à venir échanger sur les enjeux et les bonnes pratiques à mettre en place pour transformer vos projets d'intrapreunariat en réussite.

Cet événement est reservé aux entreprises adhérentes de Réseau Alliances.

Plus d'info : Sophie Letartre Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 03 20 99 46 86

14ème edition du World Forum for a Responsible Economy

14e édition du World Forum for a Responsible Economy

Le World Forum for a Responsible Economy revient pour sa 14ème édition avec une même ambition marquée depuis des années ; provoquer une économie mondiale responsable, en faisant connaître les « Bonnes Pratiques » d’entreprises qui, partout dans le monde, exercent de manière responsable leur activité.

Conférences internationales, workshops, déjeuners, side events, visites d’entreprises mais également et surtout de nouveaux formats inédits viendront inspirer les quelques 5 000 participants pour impulser la transformation de l’ensemble de notre société.

Coconstruit tout au long de l’année avec toutes ses parties prenantes présentes dans le monde entier, le World Forum for a Responsible Economy démontre, au travers d’exemples concrets, que la performance économique peut être assurée et améliorée par une approche plus respectueuse des Hommes et de l’environnement.

Mobiliser des acteurs économiques régionaux et faire émerger des projets ambitieux, c’est aussi la mission du World Forum qui a permis d’impulser la Troisième Révolution Industrielle avec Jeremy Rifkin ou le Social Business en Hauts de France grâce à Muhammad Yunus.

Côté thématique, on vous en dit plus bientôt…

En attendant d’en savoir plus, retenez-bien : le rendez-vous est donné les 13, 14 et 15 octobre 2020 !
Programme et lien d’inscription à venir


Pour (re)découvrir les précédentes éditions du World Forum for a Responsible Economy, rendez-vous sur : https://www.responsible-economy.org/fr/

Management de la mobilité et Plans de Mobilité - 2e cycle avec les explorateurs de la transition

La formation "Management de la mobilité et Plans de Mobilité" a été créée par Réseau Alliances et la Chaire Explorateurs de la Transition. Animée en inter-entreprises, elle rassemble les référents mobilité désireux de progresser sur la thématique de la mobilité durable et de mettre en place leur Plan de Mobilité.

Organisée sur 3 journées, elle permet aux participants à la formation d'acquérir toutes les connaissances, méthodes, outils et Bonnes Pratiques pour se lancer.

Ce 2e cycle de l'année 2020 démarera le 29 septembre 2020.

Pré-inscrivez-vous dès à présent !

Au programme :

> compréhension du contexte des Plans de Mobilité : enjeux, chiffres clefs, dynamiques, règlementations, acteurs ...

> méthodologie du Plan de Mobilité : du lancement à l'évaluation, tous les outils et les méthodes pour avancer sur son projet

> Bonnes Pratiques issues de la communauté Déclic Mobilités, pour animer au mieux sa démarche.

Réseau Alliances est organisme de formation, référencé par Datadock : la formation peut être prise en charge par les OPCAs.

Plus d'informations sur le site de Déclic Mobilités

Club des référents RSE - Mesure et réduction des impacts environnementaux : quels outils pour mon entreprise ?

Dédié aux structures de plus de 100 collaborateurs, le Club des référents RSE se réunit chaque trimestre pour un partage d’expériences autour de témoignages concrets, sur des thématiques variées : stratégie RSE, mobilisation des équipes, évaluation et indicateurs, qualité de vie au travail, environnement…

L’objectif : permettre aux référents RSE d’échanger efficacement sur des questions communes et de s’appuyer sur une dynamique inter-entreprises forte et inspirante !

Le Club est réservé aux référents RSE d’entreprises de plus de 100 collaborateurs, adhérentes de Réseau Alliances.

Pour plus d’informations, contactez Camille MULLER – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. – 03.20.99.24.80

Rencontre autour de la diversité et de l'inclusion

Venez rencontrer des acteurs et experts sur les thématiques de la Diversité et de l’inclusion afin de mettre en œuvre au sein de vos organisations des projets sociaux – sociétaux porteurs de sens ! Vous pourrez ainsi répondre à vos questionnements tout en enrichissant votre stratégie RSE - Diversité.


Plus d’informations à venir

Journée portes ouvertes 2020 du CD2E

save the date jpo cd2e sept2020

Le CD2E, accélérateur de projets d'éco-transition dans les Hauts-de-France, organise la seconde édition de sa journée portes ouvertes le jeudi 17 septembre 2020.

Au programme:

- près de 300 personnes de tous horizons.
- des ateliers, sur le bâtiment durable, les énergies renouvelables, les achats publics durables et l’économie circulaire (l’eau, les sédiments, la valorisation des déchets, l’éco-conception et l’ACV)
- des pitchs et des stands, donnés et tenus par les membres 2020 du CD2E, l’occasion pour eux de vous faire découvrir leurs expertises, leurs savoir-faire, leurs expériences, leurs projets, …
- de la convivialité autour des acteurs de l'éco-transition après cette période particulière.

Pour plus d'informations sur la journée, rendez-vous sur : Journées Portes Ouvertes 2020 CD2E

Qu'est-ce que le CD2E ?

Accélérateur de l’éco-transition, basé à Loos-en-Gohelle (62), Lille (59) et Amiens (80), le CD2E (Centre de Développement des Eco-entreprises) a pour vocation de faciliter les transitions énergétiques et écologiques de l’économie régionale des Hauts-de-France et au-delà.

Depuis 2002, l'association soutient, conseille et forme les entreprises et les territoires sur les secteurs du bâtiment durable, des énergies renouvelables décentralisées et de l’économie circulaire

Le CD2E a acquis une ingénierie, une expertise technique et des savoirs-faire dans ces 3 domaines, piliers de la Troisième Révolution industrielle REV3.

  • Centre de formation et d’innovation
  • Lieu de développement de réseaux et d’affaires
  • Tremplin pour les porteurs de projets
  • Espace de partage d’expériences et de convivialité

I Nove You : À vos marques, prêts … échangez ! Identifiez, partagez vos enjeux métiers et gagnez en performance globale

Venez participer à un atelier I Nove You !

En s’appuyant sur le jeu de plateau conçu par le Centre des Jeunes Dirigeants, cet atelier inter-entreprises permet de :

• prendre conscience des Bonnes Pratiques RSE déjà mises en œuvre dans votre entreprise

• se challenger et de s’inspirer des Bonnes Pratiques des autres participants

• identifier des pistes de progrès/des projets à mettre en place suivant vos enjeux

Les questions abordées touchent aux parties prenantes de l’entreprise : les clients, les salariés, les fournisseurs, les actionnaires, l’environnement écologique, l’environnement sociétal… et aux principes de gouvernance : stratégie, innovation, pilotage et valeurs. C’est un atelier gratuit, mais le nombre de places est limité. Il est donc nécessaire de vous inscrire afin de garantir votre place.

Découvrez I Nove You en vidéo :


Pour plus d’informations, contactez Camille MULLER - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. – 03.20.99.46.06

3e atelier d'échanges de Bonnes Pratiques - Déclic Mobilités

SAVE THE DATE !

Echangez entre pairs et progressez dans votre démarche !

Participez à ce premier atelier d'échanges de Bonne Pratique sur la mobilité

Ces ateliers sont réservés aux adhérents de Réseau Alliances.


Plus des infos sur l'adhésion à Réseau Alliances cliquez ici ou contactez-nous

26e cérémonie de remise des Trophées de l'Economie Responsable

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Compte tenu de la situation sanitaire actuelle en France, nous sommes au regret d’annoncer le report au second semestre 2020 de la 26e cérémonie des Trophées de l’Economie Responsable qui devait avoir lieu le 9 juillet.

Les Trophées de l'Economie Responsable récompensent, depuis 25 ans, des structures intégrant la Responsabilité Sociétale (RSE) au cœur de leur stratégie, dans le développement de leurs activités et dans les relations avec leurs parties prenantes.

Les Trophées devaient être remis le 9 juillet 2020 lors d'une cérémonie dynamique et interactive et rassembler comme chaque année plus de 400 acteurs économiques de la région des Hauts-de-France, après de longs mois de travail et d'arbitrage du jury, composé d'une trentaine de personnalités du monde économique de la région.

Cependant, le contexte sanitaire actuel ne nous permet pas d’organiser une cérémonie dans des conditions satisfaisantes. Aussi, nous avons pris la raisonnable décision de la reprogrammer à une date ultérieure.

Cette décision nous permettra de vous proposer une édition à la hauteur de nos ambitions, de l’engagement des Lauréats et de faire de cette cérémonie un véritable moment de rencontre autour de la RSE et de la création d’impacts positifs sur le territoire.


Pour ne rien manquer de l’actualité de l’évènement, restez connectés.

(R)Assemblée générale : mode résilience ACTIVÉ - Faire face aujourd’hui en préparant demain avec Réseau Alliances

(R)Assemblée Générale : mode résilience ACTIVÉ

Reprendre durablement : faire face aux crises d’aujourd’hui et de demain avec Réseau Alliances

Une assemblée générale virtuelle ouverte à tous « nouvelle formule » pour vous renforcer dans cette période de crise économique. 5 capsules, 5 témoignages, 5 regards d’experts.

Capsule 1 : « renforcez rapidement et durablement votre stratégie RSE »

Les entreprises ne peuvent plus se contenter d’être simplement performantes économiquement. Elles doivent aussi pouvoir démontrer à leurs clients, leurs collaborateurs et leurs partenaires qu’elles savent maîtriser l’impact de leurs activités sur leur environnement et la société.

Avec la crise, cette exigence est aujourd’hui beaucoup plus forte. De nombreuses entreprises vont devoir demander des efforts à leurs collaborateurs, une aide de l’Etat ou de la souplesse auprès de leurs fournisseurs. Pour mobiliser ainsi leurs parties prenantes, elles devront non seulement démontrer leur utilité sociale, mais aussi prouver qu’elles sont capables de surmonter cette crise sanitaire, ainsi que celles écologiques et sociales qui s’annoncent.

Capsule 2 : « gagnez en résistance grâce aux nouveaux modèles économiques »

La crise sanitaire va laisser des traces profondes dans nos tissus économiques régionaux. De nombreux secteurs d’activités sont encore sévèrement impactés par les effets des mesures sanitaires, ce qui laisse présager une reprise difficile. Pourtant il existe un facteur qui permettrait un scénario optimiste et une reprise plus rapide : la capacité des entreprises à s’adapter et à réinventer leur offre, plus adaptée aux exigences contemporaines afin qu’elles soient à la fois économiquement, environnementalement et socialement performantes.

Capsule 3 : « redonnez du sens à son activité et favorisez les coopérations »

Lorsque les acteurs économiques s’engagent collectivement à faire preuve de solidarité et de confiance au sein de leurs filières, ils peuvent diminuer l’impact des chocs économiques et augmenter la résilience du territoire.

Réseau Alliances, c’est avant tout une association qui regroupe plus de 300 entreprises autour des valeurs de responsabilité et de solidarité. C’est un cadre unique pour permettre aux entreprises d’agir collectivement.

Capsule 4 : « gérer efficacement la mobilité de ses collaborateurs après le confinement »

La crise a imposé des modifications profondes dans l’organisation des entreprises, notamment en généralisant le télétravail aux postes compatibles et en perturbant les capacités de déplacement des collaborateurs. Avec Déclic Mobilités, Réseau Alliances vous propose des ateliers d’échanges de Bonnes Pratiques ainsi que des accompagnements pour aider les entreprises à s’adapter à ces nouveaux enjeux, et retrouver un fonctionnement optimal.

Capsule 5 « multipliez l’émergence des talents en vous engageant en faveur de la diversité et de l’inclusion »

La crise va avoir des effets très négatifs sur l’emploi. De nombreux français risquent de perdre leur travail après la suspension des mesures de chômage partiel, et l’avenir s’avère bouché pour les jeunes diplômés. Le maintien d’un contact avec le monde du travail pour ces jeunes et pour les personnes en recherche est fondamental afin qu’ils puissent garder confiance en eux et conserver leurs compétences. Pour cela, l’ensemble de la société doit s’impliquer et les entreprises, même avec des perspectives d’embauches limitées, ont leur rôle à jouer.

Avec Squad Emploi, Réseau Alliances vous offre une Bonne Pratique clé en main pour démontrer votre engagement en faveur de l’emploi et de l’inclusion au sein de votre territoire. En accueillant une Squad, vous offrez à vos collaborateurs la possibilité de s’impliquer dans un projet en faveur de l’insertion et de l’égalité des chances.

OFFRE DE STAGE : chargé.e de mission innovation sociale

offre de stage

Réseau Alliances est le premier réseau d’entreprises engagées dans la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) en Hauts-de-France, rassemblant plus de 380 entreprises.

Nous recherchons un.e stagiaire Chargé(e) de mission pour renforcer l’équipe sur le déploiement du projet SOBIZHUB, Innovation Sociale

SOBIZHUB : L’action de Réseau Alliances sur l’innovation sociale.

Notre ambition : faire de la région un territoire d’innovations, plus équitable et plus inclusif et faisant émerger de nouveaux modèles sociaux économiques pour répondre aux fragilités de notre territoire.

SoBizHub est La plateforme Social Business qui maille les acteurs et favorise leurs complémentarités pour accélérer le développement d’initiatives de Social Business d’entrepreneurs et d’intrapreneurs en Hauts-de-France.

Les Piliers du programme : Accompagnement des entreprises vers l’innovation sociale, accompagnement des jeunes entrepreneurs aux nouveaux modèles économiques, coopération entre acteurs.

Acteur du Pôle Actions Entreprises & Innovation, vous contribuez à promouvoir et développer l’innovation sociale et les Nouveaux Modèles Economiques (NME) auprès des entreprises des Hauts-de-France, auprès des jeunes entrepreneurs et des territoires.

Avec la cheffe de projet, vous participez à :

- L’organisation des sessions innovation sociale du World Forum for a Responsible Economy

- L’organisation d’ateliers innovation sociale à destination des adhérents de Réseau Alliances

- Au déploiement du projet « Maison Super Local » à Roubaix qui débutera en Septembre 2020

- La communication de la marque SOBIZHUB (site internet, news-letter, réseaux sociaux)

- La réalisation du bilan annuel

Par ailleurs, vous

- Contribuez à l’animation de l’écosystème autour de SOBIZHUB

- Travaillez en collaboration avec les équipes de Réseau Alliances

- Participez aux temps forts de la vie de l’association

- Participez au recrutement de nouveaux adhérents lors de RDV individuels.

Profil & expérience :

Issu(e) d’une école de commerce ou d’un master spécialisé, vous êtes convaincu(e) que l’économie responsable est un levier de transformation et avez envie de mettre votre dynamisme au service des enjeux de notre société.

Vous êtes à l’aise dans les réunions et groupes de travail et souhaitez passer à l’action.

Compétences & Qualité requises :

A la fois autonome et appréciant le travail en équipe, vous avez un très bon relationnel et êtes à l’écoute des attentes.

Doté(e) d’une forte capacité d’adaptation et d’une grande curiosité, vous êtes prêt(e) à travailler avec des entreprises de toutes tailles et tous secteurs d’activité, sur les enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux.

Organisé(e), vous avez l’esprit de synthèse et le sens des priorités.

Vous êtes à l’aise pour faire du networking et maitrisé les outils de communication digitaux.

Lieu : Cité des Echanges à Marcq-en-Baroeul (Lille – 59)

Site disposant d’un restaurant d’entreprise pour les déjeuners et d’un parking vélo sécurisé et abrité.

Lieu accessible en transports en commun. Arrêts Tram + Bus à moins de 10 minutes à pied.

Envoyez votre CV et Lettre de Motivation à Sophie LETARTRE – Cheffe de projet innovation sociale - RSE : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

M. Gregory Sanson, Président de Lille Place Financière : « Si les entreprises arrêtent de se faire confiance, l’économie se bloque »

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La principale source de financement des entreprises, c’est le crédit qu’elles s’accordent entre elles. Sans confiance, l’économie ne peut pas fonctionner.

Cet état de fait, Lille Place Financière et son président Gregory Sanson sont venus le rappeler avec force pendant la crise sanitaire en appelant les entreprises, par l’intermédiaire de leurs dirigeants et de leurs directeurs financiers, à contribuer à la préservation du tissu économique régional par un maintien du crédit inter-entreprises.

M. Gregory Sanson nous en dit plus sur ce manifeste et sur l’importance de la solidarité au sein des filières.

Pouvez-vous nous présenter le manifeste de Lille Place Financière et son objectif ?

Ce manifeste a eu pour objectif de rappeler aux entreprises l’impérieuse nécessité de respecter les délais de règlement. En effet, dans le cadre de la crise sanitaire, les pouvoirs publics ont mobilisé des moyens sans précédent. Pour autant, la principale source de financement des entreprises, bien au-delà du crédit bancaire, c’est le crédit inter-entreprises. A l’échelle des Hauts-de-France, on parle de 70 milliards d’euros. Si les entreprises arrêtent de se faire confiance, l’économie se bloque. Respect des délais de règlement, gestion administrative des factures, voire soutien des grandes entreprises aux structures les plus fragiles : autant de bonnes pratiques indispensables pour ne pas accentuer les difficultés créées par la crise sanitaire.

Pourquoi était-il important d’appeler à la solidarité inter-entreprises pendant la période que nous venons de traverser ?

Il nous a semblé, avec d’autres institutions, nécessaire de mobiliser des entreprises sur ce sujet. Lille Place Financière, et plus largement Les Places Tertiaires, font la promotion de l’offre de services à valeur ajoutée des Hauts-de-France. Ces structures, nécessaires au redémarrage de l’économie, sont aussi les plus fragiles. Il appartient aux donneurs d’ordre de veiller à leur pérennité.

Quel écho a reçu cette initiative ? Comment envisagez-vous son actualité ou son éventuel avenir ?

Cette initiative a reçu de nombreuses marques d’attention, des pouvoirs publics, d’institutions, d’entreprises mais aussi des médias. Il est apparu que le sujet du crédit inter-entreprises était un « angle mort » des risques identifiés dans les premiers moments de la crise. Nous nous associons également aux différentes initiatives dérivées de cette démarche avec les banques par exemple.

Le manifeste parle d’une double responsabilité des dirigeants et des directeurs financiers envers leur entreprise et leur écosystème. Comment s’articulent ces deux responsabilités selon vous, et pourquoi sont-elles particulièrement importantes en période de crise ?

Les directeurs financiers sont les plus à même de statuer sur la situation financière de l’entreprise, de proposer les décisions appropriées et de veiller au bon fonctionnement de la chaîne de traitement des fournisseurs. En conséquence, les directeurs financiers sont les plus à même de conseiller les dirigeants. Raison pour laquelle, l’association des directeurs financiers, la DFCG, s’est engagée à nos côtés.

Maintenant que la période de confinement est terminée, quel message souhaiteriez-vous transmettre aux dirigeants et directeurs financiers des Hauts-de-France ?

L’ensemble des acteurs économiques des Hauts-de-France a su agir avec efficacité, rapidité et de façon coordonnée depuis le début de cette crise sanitaire. Les mois qui viennent seront compliqués, dans de nombreux secteurs. Préservons ensemble le tissu économique de la région Hauts-de-France et continuons à travailler ensemble pouvoirs publics, institutions, collectivités locales et entreprises pour le développement économique et l’emploi dans notre région.

Lille Place Financière est l’un club des Places Tertiaires dont l’origine remonte à 1975 par la création du “Club Financier”.

Lille Place Financière regroupe les acteurs du monde de la finance désireux de promouvoir les atouts d’un territoire fort d’un réseau de banques et d’assurances puissant et diversifié. Notre club a la volonté de traduire dans le domaine financier l’ambition d’une capitale régionale à vocation européenne. Lille Place Financière veut faire connaître les acteurs territoriaux et leur offre de services au monde économique et vulgariser la finance auprès des utilisateurs.

https://www.lesplacestertiaires.com/club/lille-place-financiere/

Nouvel adhérent : Etika Spirulina, la ferme de spiruline solidaire et écologique

spiruline

Ce mois-ci, nous avons le plaisir d’accueillir un nouvel adhérent : Etika Spirulina !

Etika Spirulina est une ferme de spiruline solidaire et écologique dans le Nord. Elle promeut de nouveaux modes de consommation responsable, notamment dans le secteur alimentaire. Son mot d’ordre est d’ailleurs d’élargir le sens donné à l’alimentation, en y intégrant des enjeux de santé, d’environnement et de solidarité.

Ses activités s’articulent autour de 3 volets :

  • Une ferme éco-responsable et solidaire de spiruline dans la métropole lilloise. Microalgue riche en de nombreux nutriments, la spiruline permet notamment de réduire la consommation d’eau dans la production de protéines, et possèdent de nombreux autres avantages.

  • Un « éco-lieu » en économie circulaire qui permet de sensibiliser chacun et valoriser une alimentation plus durable au travers de visites, ateliers, animations, etc. L’objectif est de démocratiser des produits à base de spiruline.

  • Un projet solidaire aux Philippines qui encourage les jeunes issus de communautés défavorisées à entreprendre dans des micro-fermes de spiruline « low-techs ». Ce projet est créateur d’emplois locaux et lutte contre la malnutrition.

Au travers de ces trois volets, Etika Spirulina propose une alternative à l’agriculture traditionnelle en traitant des questions de la consommation d’eau et des émissions de gaz à effet de serre. Ce projet a également une haute valeur sociétale, en raison de ses engagements en France comme aux Philippines.

Bienvenue dans le réseau, Etika Spirulina !

Nouvel adhérent : Plume SAS, la solution de mobilité douce à destination des entreprises

plume

Ce mois-ci, nous avons le plaisir d’accueillir un nouvel adhérent : Plume SAS !

Implantée au cœur de la métropole lilloise, Plume offre une solution de mobilité douce à destination des entreprises. Elle propose à la location vélos et trottinettes, électriques et « à mollets énergétiques », en flotte partagée et en engins de fonction. Particulièrement flexible, Plume a à cœur de personnaliser son offre en fonction des besoins de chaque entreprise. Elle leur offre ainsi une solution clé en main adaptée à leurs besoins qui comprend : les engins, la station, l’application, la maintenance et l’assurance.

Avec cette solution pratique et personnalisée, l’entreprise a pour ambition de rendre accessible la mobilité douce au plus grand nombre. Au-delà de l’enjeu environnemental, elle permet une meilleure qualité de vie au travail ainsi qu’une plus grande efficacité au quotidien.

Bienvenue dans le réseau, Plume !

OFFRE DE STAGE : chargé.e de communication digitale

Offre de stage

Stage de 6 mois – démarrage dès que possible.
Poste basé à Marcq-en-Barœul (59), 40 Rue Eugène Jacquet.

Réseau Alliances organise la 14ème édition du World Forum for a Responsible Economy les 13, 14 et 15 Octobre 2020. L’événement réunit chaque année plus de 5 000 participants et une centaine d’intervenants internationaux autour de la RSE et de l’économie responsable.

Vous êtes de formation supérieure en communication ou en journalisme ? Vous êtes bilingue français/anglais et êtes habitué.e des réseaux sociaux ?

Vous ne voulez pas d'un travail dénué de sens et êtes convaincu.e par la RSE et l'économie responsable ?

Nous recherchons notre futur.e chargé.e de communication digitale pour le World Forum for a Responsible Economy.

Vos missions :

  • Assurer l'influence autour du World Forum et des évènements associés (Parcours APTE),
    Animation des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn),
    Valorisation des intervenants, promotion de leur participation, suivi de leur actualité,
    Valorisation du programme, des parcours thématiques et des partenaires.
  • Webmastering FR/UK - Administration des contenus, suivi et mise à jour,
    Descriptifs des sessions du World Forum, biographies des intervenants.
  • Stratégie éditoriale :
    Suivi des productions éditoriales et leur valorisation + production de la synthèse des sessions de l'édition,
    Produire la synthèse des échanges du 14ème World Forum for a Responsible Economy,
    Réaliser des interviews en français et en anglais de nos intervenants.

Qualités Personnelles :

  • Vous êtes organisé.e : vous anticipez, maitrisez les délais, et faites preuve de rigueur
  • Vous alliez l’esprit d’initiative, autonomie, et sens du relationnel
  • Vous êtes force de proposition et appréciez le travail en équipe
  • Vous avez de fortes convictions en faveur de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises)

Qualités Professionnelles :

  • Vous êtes bilingue français/anglais,
  • Vous êtes habitué.e des réseaux sociaux et connaissez les astuces et les bonnes pratiques,
  • Vous maitrisez la langue française (syntaxe, orthographe, etc.),
  • Vous disposez d’excellentes qualités rédactionnelles : esprit de synthèse, rédaction de contenus.

Vos avantages :

  • Des bureaux sympas basés au cœur du Campus d’Entreprises & Cité, un lieu idéal pour se constituer un super réseau
  • Une équipe dynamique et une belle ambiance de travail

Infos :

  • Stage conventionné de 6 mois à plein temps (pas d'alternance possible)

Envoyez votre lettre de motivation et votre CV à
Adrien HUC - Responsable Communication, Evènement et Développement : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Journées nationales du management de la mobilité à Lille

7e jnmm2020

Les 7èmes Journées Nationales du Management de la Mobilité sont organisées par le Cerema, l'ADEME, le CNFPT et la Métropole Européenne de Lille.

Elles auront lieu les 30 juin et 1er juillet 2020 à Lille, au sein d’un territoire fortement imprégné par l’intermodalité, les mobilités transfrontalières et l’ouverture vers l’Europe.

Ces journées s’adressent aux collectivités locales, services de l’État, associations, bureaux d’études, experts, chercheurs, universités, industriels, entreprises et start-up.

Save the date !


Plus d'informations sur l'événement : https://www.cerema.fr/fr/evenements/7e-journees-nationales-du-management-mobilite

Webinaire "Les 40 affaires qui ont contribué à créer le droit de l’environnement"

les 40 affaires

Le jeudi 25 juin, Emmanuel Druon, président de Pocheco, accueillera Maître Corinne Lepage pour une conversation croisée sur les 40 affaires qui ont marqué le droit français et contribué à créer le droit de l’environnement. Corinne Lepage présentera certaines des affaires emblématiques défendues par son cabinet, Huglo-Lepage Avocats, tandis qu’Emmanuel Druon posera son regard d’écolonomiste engagé pour interroger son invitée et vous faire découvrir les coulisses de ces grandes affaires.


De l’Amoco Cadiz à la fermeture de Fessenheim, en passant par l’affaire dite des « poulets à la dioxine », toutes sont riches d’enseignements et ont façonné notre rapport à l’écologie.

Pour vous inscrire à ce webinaire, rendez-vous sur : https://tinyurl.com/y8kgls7s

Sublimeurs : « La solidarité interentreprise est loin d’être évidente. Elle est pourtant vitale »

equipe sublimeurs

L’engagement dans l’économie responsable n’est pas seulement une position individuelle propre à chaque entreprise. Lorsqu’il s’agit de traverser une crise, c’est la mobilisation de toute une chaine de valeur qui fait la différence.

Sublimeurs en sait quelque chose. Alors que la crise sanitaire touchait de plein fouet le secteur de l’agroalimentaire, le réseau de la gastronomie responsable a lancé un appel à l’engagement des entreprises à payer leurs fournisseurs et à signer une charte de bonnes pratiques d’affaires. Cette charte fait désormais partie intégrante du contrat d’adhésion du réseau. Avec Albane Fromantin, cheffe de projet RSE, nous revenons sur ce défi de faire dialoguer et travailler ensemble des acteurs parfois très différents.

Pouvez-vous nous présenter Sublimeurs ?

Sublimeurs, c’est un réseau d’acteurs de la gastronomie responsable qui rassemble aujourd’hui une centaine de professionnels (chefs cuisiniers, artisans, producteurs…) de la MEL et de la Région. Notre but : faire rayonner la gastronomie durable, mettre en valeur ses acteurs et favoriser les collaborations.

Sublimeurs est aussi une agence culinaire engagée qui accompagne au quotidien les restaurateurs, les dirigeants de marques alimentaires et les acteurs de la gastronomie dans leur rayonnement en les orientant vers les nouvelles tendances de la gastronomie responsable et durable.

Nous accompagnons nos partenaires dans leur stratégie de communication : rayonnement sur les réseaux sociaux, développement de sites internet, créations graphiques, shootings photos, création de recettes, conception d'évènements culinaires...

Pendant cette crise sanitaire, vous avez lancé un appel à l’engagement des entreprises à payer leurs fournisseurs et à signer une charte de bonnes pratiques d’affaires. Comment est née cette charte ?

Le paiement des fournisseurs a toujours été une question très sensible dans le secteur de l’agroalimentaire, notamment parce qu’il réunit des acteurs de toutes tailles et de tous types qui connaissent des problématiques très différentes. Mais les tensions se sont accentuées pendant la crise sanitaire. Certaines entreprises ont choisi de suspendre leurs paiements pour pouvoir continuer à verser les salaires de leurs employés et passer cette période difficile. La logique en soi n’est pas absurde, mais elle grippe toute la chaine de valeur et empêche des dizaines d’autres entreprises de vivre. Encore aujourd’hui, certaines ont du mal à repartir car elles ont beaucoup d’argent « dehors ».

Nous avons donc très rapidement lancé un appel à la solidarité afin que les entreprises du secteur s’engagent à payer leurs fournisseurs. Ce n’est bien sûr qu’une petite pierre de notre part pour aider à la résilience de notre écosystème, mais il faut bien se rendre compte de l’ampleur d’un tel engagement pour un entrepreneur de l’agroalimentaire en pleine crise sanitaire. Nos signataires nous ont parfois confié avoir signé cette charte avec un nœud au ventre car ce sont des périodes difficiles où leur survie peut être en jeu.

« Si la crise nous a appris quelque chose, c’est que pour fédérer des acteurs autour d’engagements aussi forts, il est indispensable de communiquer »

Qu’est devenue cette charte depuis ?

Nous avions lancé cette charte dans l’urgence. Mais à la suite des retours de nos signataires, nous avons décidé de la transformer. Si la crise nous a appris quelque chose, c’est que pour fédérer des acteurs autour d’engagements aussi forts, il est indispensable de communiquer. Il faut prendre le temps de parler, d’expliquer la démarche aux dirigeants, aux salariés et aux parties prenantes.

Nous avons donc commencé par écrire une charte plus longue, puis nous nous sommes rendu compte que nous étions en train de reprendre nos valeurs intégrées à la charte Sublimeurs, écrite il y a 2 ans et partagées à tous nos adhérents, en y ajoutant une dimension économique de bonnes pratiques d’affaires. Nous avons finalement rédigé une charte beaucoup plus exigeante, mais aussi beaucoup plus globale car le fait de payer ses fournisseurs n’est qu’une petite partie d’un engagement d’ensemble.

Ce que nous avons écrit relève pour nous du bon sens : favoriser les circuits locaux, privilégier la qualité des produits, prendre en compte ses impacts environnementaux et sociétaux, être conscient de ses parties prenantes et favoriser la coopération, … tout cela apparait comme naturel. Mais la crise du COVID 19 a fait ressortir plus que jamais l’importance de ces valeurs. L’engagement est d’abord un choix, c’est vrai, mais il peut aussi être un choix vital ! Car dans une chaine de valeur, si un maillon se brise, c’est tout l’écosystème qui va en pâtir.

Maintenant cette charte fait partie de notre contrat d’adhésion que nous faisons signer à tous nos nouveaux adhérents. Et nous la ferons signer aux anciens au moment de leur renouvellement. C’est plus logique d’avoir inscrit cette charte dans notre contrat d’adhésion car il est indispensable d’être en contact avec les signataires pour leur expliquer sa philosophie.

« L’engagement est d’abord un choix, mais il peut être un choix vital ! Car dans une chaine de valeur, si un maillon se brise, c’est tout l’écosystème qui va en pâtir. »

Qu’est-ce que la crise a changé dans l’engagement de Sublimeurs ?

Ce qui a changé n’est pas tant notre discours, mais la façon dont il est perçu. Nous avons toujours eu une communication tournée vers l’engagement responsable. Mais auparavant, pour ceux qui ne s’identifiaient pas eux-mêmes comme « engagés », notre position pouvait parfois être interprétée comme « élitiste ». Il est vrai que parfois, les acteurs engagés peuvent avoir un certain dédain vis-à-vis des autres acteurs de leur écosystème.

Mais avec la crise, notre discours est devenu complétement actuel ! Tout le monde a bien vu que ces engagements nous concernaient tous sans distinction ! Car si la solidarité interentreprise est loin d’être évidente, elle est pourtant vitale.

« Faire parler tous les acteurs de la gastronomie, les gros, les moyens comme les petits, et apprendre à travailler ensemble, c’est le défi que nous tentons de relever et c’est la philosophie que nous souhaitons mettre en avant. »

Nous ne sommes pas un label, nous ne mettons pas de notes et nous ne donnons pas de leçons. Tout le monde peut être Sublimeurs tant qu’il y a une volonté d’évolution, d’engagement, de coopération et de responsabilité. Faire parler tous les acteurs de la gastronomie, les gros, les moyens comme les petits, et apprendre à travailler ensemble, c’est le défi que nous tentons de relever et c’est la philosophie que nous souhaitons mettre en avant.

Si vous aviez un seul conseil à donner aux acteurs de l’agroalimentaire, quel serait-il ?

Faire une cartographie de ses parties prenantes ! On a toujours beaucoup de gens qui dépendent de nous, et dont nous dépendons. Réfléchir sur les acteurs qui nous entourent est très important. Et cela peut aussi ouvrir de belles opportunités économiques.

Présentation des entrepreneurs : INCO et Mandarine Gestion rencontrent des entrepreneurs à impact en Hauts-de-France - #2

Inco

À la suite de la présentation du fonds NOV'ESS, nous vous proposons de poursuivre les échanges avec INCO et Mandarine Gestion qui proposent d'autres produits de financement et souhaitent rencontrer des entrepreneurs à impact en Hauts-de-France.

Nous vous proposons des échanges interactifs pour parler de vos projets et nouer des liens avec deux financeurs potentiels.

Cet atelier est reservé aux entrepreneurs qui sont accompagnés/ont été accompagnés par les partenaires de l'atelier.

INCO Ventures est une société de gestion européenne, experte du venture capital et pionnière de l’investissement à impact. Elle mobilise plus de 200 millions d'euros en capital risque pour investir dans les start-ups et entreprises les plus prometteuses de la nouvelle économie inclusive et durable.

Mandarine Gestion est une société de gestion entrepreneuriale indépendante, spécialiste des actions européennes cotées. Sa philosophie d’investissement est fondée sur une vision commune et partagée : mener une finance en phase avec les fondamentaux de l’économie réelle.

Plus d'informations : Sophie Letartre Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Organisé en partenariat avec :

Présentation du Fonds NOV'ESS, un fonds au service de l'économie sociale et solidaire - #1

Inco

Initié par la Banque des territoires et géré par Mandarine Gestion en partenariat avec Inco, le fonds NOVESS est un fonds d'investissement à impact social pour accompagner le changement d'échelle des entreprises de l'ESS.

Le fonds investit quasi-exclusivement dans le haut de bilan (fonds propres et quasi fonds propres), pour permettre aux entreprises d’améliorer leur solidité financière et de financer leur développement.

Deux segments d’investissement ont été définis :

> les entreprises en phase d’accélération (investissements entre 100K€ et 500K€).

Pour les entreprises innovantes de l’ESS d’au moins 3 ans en phase d’accélération, avec des perspectives de résultats positifs.

> les entreprises en changement d’échelle (investissements entre 1M€ et 5M€)

Pour les entreprises de l’ESS de plus de 6 ans portant des projets d’envergure et emblématiques, présentant des résultats positifs.

INCO Ventures est une société de gestion européenne, experte du venture capital et pionnière de l’investissement à impact. Elle mobilise plus de 200 millions d'euros en capital risque pour investir dans les start-ups et entreprises les plus prometteuses de la nouvelle économie inclusive et durable.

Mandarine Gestion est une société de gestion entrepreneuriale indépendante, spécialiste des actions européennes cotées. Sa philosophie d’investissement est fondée sur une vision commune et partagée : mener une finance en phase avec les fondamentaux de l’économie réelle.

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Organisé en partenariat avec :

Contexte de crise et stratégie RSE : quelles difficultés et opportunités pour mon entreprise ?

Dédié aux structures de plus de 100 collaborateurs, le Club des référents RSE se réunit chaque trimestre pour un partage d’expériences autour de témoignages concrets, sur des thématiques variées : stratégie RSE, mobilisation des équipes, évaluation et indicateurs, qualité de vie au travail, environnement…

L’objectif : permettre aux référents RSE d’échanger efficacement sur des questions communes et de s’appuyer sur une dynamique inter-entreprises forte et inspirante !

Rencontre vendredi 12 juin 2020 (visioconférence) :

Depuis plusieurs semaines, face à une crise sanitaire mondiale aussi brutale qu’inédite, les entreprises sont confrontées à de nombreuses questions :

Quelle place pour la RSE en contexte de crise ? Quelles actions initier pour gérer efficacement de nouvelles problématiques ? Quelles difficultés rencontrées au cours de ces derniers mois et comment les surmonter ? Comment maintenir le lien avec les équipes ? Comment envisager l’après ? …

Réseau Alliances vous propose un temps pour partager les initiatives, succès et problématiques de vos structures, mais aussi pour vous inspirer de ce qui a fonctionné dans d’autres entreprises et réfléchir collectivement aux semaines à venir.

Le Club est réservé aux référents RSE d’entreprises de plus de 100 collaborateurs, adhérentes de Réseau Alliances.


Pour plus d’informations, contactez Camille MULLER – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. – 03.20.99.24.80

Bougez les lignes de l'intérieur, l'intrapreneuriat social est fait pour vous

Vous souhaitez permettre à vos collaborateurs de porter des projets à finalité sociale ou écologique au sein même de votre organisation ? Ou vous êtes un collaborateur qui rêve de faire bouger les lignes dans son entreprise ?

Rendez-vous le 11 juin 2020 pour un atelier animé par SOBIZHUB autour de l'intrapreneuriat social, en compagnie des membres du Club des Intrapreneurs sociaux qui viendront partager leurs expériences.

Que vous soyez managers, collaborateurs ou dirigeants, nous vous invitons à venir échanger sur les enjeux et les bonnes pratiques à mettre en place pour transformer vos projets d'intrapreunariat social en réussite.

Cet événement est reservé aux entreprises adhérentes de Réseau Alliances.

Plus d'info : Sophie Letartre Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 03 20 99 46 86

Entrepreneurs à impact : comment financer vos futurs projets ? - atelier pratique

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Deux financeurs se mobilisent, Inco Ventures et Mandarine Gestion, pour répondre à vos questions.

À l'ordre du jour, les différentes solutions de financement à disposition des entrepreneurs à impact, les facteurs de succès d'une levée de fonds, le partage d'expériences d'investissement et des réponses à toutes vos questions autour de la recherche de financements.

Nous vous proposons un atelier en 3 temps :

  1. Une présentation des financeurs
  2. Une formation brève sur la levée de fonds
  3. Questions / Réponses

Atelier ouvert à tous, à destination des entrepreneurs à impact !

Plus d'informations : Sophie Letartre Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

INCO Ventures est une société de gestion européenne, experte du venture capital et pionnière de l’investissement à impact. Elle mobilise plus de 200 millions d'euros en capital risque pour investir dans les start-ups et entreprises les plus prometteuses de la nouvelle économie inclusive et durable.

Mandarine Gestion est une société de gestion entrepreneuriale indépendante, spécialiste des actions européennes cotées. Sa philosophie d’investissement est fondée sur une vision commune et partagée : mener une finance en phase avec les fondamentaux de l’économie réelle.

Organisé en partenariat avec :

Crise sanitaire : quel avenir pour l’engagement sociétal et le mécénat au sein des entreprises ? – échanges avec les fondations

Quel sera l'avenir de la philanthropie et de l’engagement sociétal dans vos entreprises après cette crise sanitaire ?

Nous vous donnons rendez-vous le 5 Juin pour 1h30 d’échanges avec les membres du club des fondations d’entreprises, animé par Réseau Alliances.

Retrouvez les témoignages de Cécile DELIVRE, déléguée générale du fonds de dotation Act for Kids de ÏDKIDS, Anne LAMBIN, déléguée générale de la fondation Roquette pour la santé et de la CRESS Hauts-de-France.

Cliquez ci-dessous pour vous inscrire

Un printemps Bio virtuel pour 2020

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Du 1er au 15 juin le Printemps Bio célèbre comme chaque année dans toute la France la filière bio et ses acteurs en mettant à l’honneur les différentes initiatives en Région. Confinement oblige, cette nouvelle édition Hauts-de-France coordonnée par A PRO BIO est cette année virtuelle, et sous le signe de la mobilisation des habitants pour une alimentation bio, locale et équitable.

Découvrez la page Facebook A PRO BIO «La Bio près de chez moi en Hauts-de-France», qui revêt pour l’occasion les couleurs de cette campagne grand public. Toute l’année 2020 sera ainsi consacrée à la diffusion de ces outils de sensibilisation auprès du grand public et des structures relais (écoles, associations, centres sociaux…) sur le web, mais aussi et surtout à l’occasion des nombreux temps de sensibilisation animés par l'association sur les territoires à partir de septembre prochain.

Les supports de communication originaux, colorés, ludiques et adaptés aux plus jeunes présentent 7 thématiques régulièrement évoquées par les « biosceptiques » : la règlementation, le prix, la santé, l’environnement, l’offre régionale, l’innovation au sein de la filière et la variété qu’elle offre au consommateur. Les outils ainsi déclinés se veulent à la fois simples et accessibles, tout en étant vecteurs d’informations complètes et documentées. Ces kits, mis gratuitement à disposition des structures-relais en Région, seront présentés sur la page Facebook A PRO BIO «La Bio près de chez moi en Hauts-de-France», et proposés en téléchargement gratuit à partir du 1er juin.

Rendez-vous sur la page Facebook Biop près de chez moi

Atelier du cycle Habiter avec Julien Dossier, auteur de "Renaissance écologique"

julien dossier

Atelier du Cycle Habiter de Réseau Alliances

En visioconférence

Jeudi 28 mai 2020

De 10h00 à 12h00

Le Cycle Habiter de Réseau Alliances continue. Nous vous donnons rendez-vous le jeudi 28 mai de 10h à 12h pour une visioconférence, où nous aurons le plaisir d’accueillir Julien Dossier qui nous présentera sa vision du monde d’après.

Spécialisé dans les stratégies de transition écologique et de la ville durable, auteur de « Renaissance Ecologique », Julien Dossier nous présentera son analyse sur la crise sanitaire et ses impacts sur la sphère de l’Habiter. Il nous invitera à explorer les actions possibles pour changer de paradigme, notamment grâce à la Fresque de la Renaissance Ecologique et ses 24 chantiers.

La coopération n’a jamais été aussi essentielle. A travers les différents ateliers du cycle Habiter, nous avons pu explorer nos complémentarités et nos convictions communes. Il est urgent d’accélérer et de concrétiser nos projets pour construire un monde meilleur. La Fresque de la Renaissance Ecologique permettra cette accélération, ne manquez pas ce rendez-vous !

Infos pratiques :

- Inscription obligatoire

- Cet atelier est exclusivement réservé aux adhérents de Réseau Alliances et membres du Cycle Habiter.

- Les inscrits recevront un lien pour se connecter à la visioconférence

- Pour toutes informations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Retour sur l'intervention d'Armelle Weisman sur l’entreprise à mission

la matinale

Vendredi 6 mars 2020, plus d’une centaine d’adhérents de Réseau Alliances étaient réunis à la Cité des Entreprises pour inaugurer le nouveau cycle des Matinales. Le thème de cette première édition : les entreprises et l’intérêt collectif. A l’occasion des un an de la Loi Pacte, nous vous proposons un retour sur l’intervention d'Armelle Weisman, associée chez Deloitte Développement Durable, qui était venue nous présenter la nouvelle qualité juridique de « société à mission ».

Armelle Weisman est la co-autrice, avec Laurence Méhaignerie de Citizen Capital, du guide « Entreprise à mission, de la théorie à la pratique » publié en novembre 2019.

Compte rendu de la conférence d'Armelle Weisman sur l'entreprise à mission du 06 mars 2020

La loi Pacte, vers une redéfinition de la finalité des entreprises

Votée en mai 2019, la loi Pacte a introduit un nouveau dispositif juridique qui permet aux entreprises d’intégrer dans leurs statuts une finalité d’intérêt collectif. Armelle Weisman a rappelé en guise d’introduction que la Loi Pacte parle de « société à mission », l’entreprise n’ayant pas de définition en droit français. Mais pour bien comprendre les enjeux derrière l’introduction de cet outil juridique il faut revenir sur les trois mesures fondamentales du volet RSE de cette loi, la première étant de changer la définition en droit de la « société ».

« Jusqu’alors la société était uniquement définie comme constituée dans l’intérêt commun d’associés. Aujourd’hui, avec la loi Pacte, sa définition est élargie à la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux. Pour comprendre le fond du sujet : l’entreprise n’existe toujours pas en droit, mais la société change de définition. »

Mais pourquoi fallait-il changer la définition de la société ? Avant d’aborder les changements juridiques à proprement parler, Armelle Weisman a rappelé quelques éléments de contexte à l’origine de la création de la loi. Pour le législateur, la nécessité d’une redéfinition reposait tout d’abord sur la perception croissante du décalage entre le fonctionnement de la sphère économique et les besoins de la société. Ce décalage s’exprimait notamment en France par un déficit des investissements dans l’appareil productif et les infrastructures, qui s’explique en partie par des stratégies de maximisation des profits à court terme des entreprises. Le premier enjeu était donc de faire en sorte, par le juridique, que l’actionnariat se projette dans l’investissement de long terme.

« Selon les chiffres des sociétés cotées, le temps de détention d’une action se situe entre 4 et 8 mois, ce qui rend très difficile les plans de transformation massifs. Les entreprises font aujourd’hui plus partie du problème alors qu’elles ont toutes les possibilités de faire partie de la solution. »

Deuxième élément de contexte, la perception croissante de l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique qui nécessite un engagement massif de l’ensemble de la société. Plus que la limitation des impacts du secteur privé, il fallait trouver le moyen de mettre la performance économique des entreprises au service de l’intérêt collectif.

Enfin, c’est aussi la publication en 2018 du rapport Notat-Senard « L’entreprise, objet d’intérêt collectif », qui dressait le constat d’une appropriation inégale de la RSE par les entreprises françaises, et de sa faible intégration aux décisions stratégiques. Le rapport recommandait d’officialiser juridiquement la RSE et d’ouvrir en droit la possibilité pour les entreprises d’adopter une raison d’être pour orienter leurs efforts.

Les trois niveaux d’engagements de la Loi Pacte

Consacrer la RSE par la loi, réconcilier l’actionnariat avec les projets de long terme, mettre la force contributive des entreprises au service des intérêts collectifs, la Loi Pacte, adoptée en mai 2019, se propose de répondre à ces enjeux en proposant trois mesures fondamentales qui sont autant de niveaux d’engagement possibles pour les entreprises.

Premier niveau : la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux

Un premier niveau obligatoire vient donc consacrer la RSE en droit en modifiant l’article L1833 du Code civil qui définit la société. L’article stipule désormais que « La société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». Même si « l’intérêt social » et les « enjeux sociaux et environnementaux » ne sont pas clairement définis par la loi, c’est toutefois la première fois qu’une législation RSE concerne l’ensemble des entreprises françaises. Armelle Weisman souligne ainsi que désormais, un dirigeant qui ne prend pas en compte ces enjeux pourrait voir son poste remis en cause. Même si des interrogations demeurent quant à l’interprétation de cet article, il implique pour les dirigeants de prendre de nouvelles précautions vis-à-vis des parties prenantes de l’entreprise.

Deuxième niveau : la raison d’être, pour définir un projet collectif de long terme

La loi Pacte permet à une société qui le souhaite de préciser une raison d’être dans ses statuts. Cette raison d’être est « constituée des principes dont la société se dote et pour le respect desquels elle entend affecter des moyens dans la réalisation de son activité. »

Armelle Weisman a rappelé que la fonction de la raison d’être est avant tout de servir de boussole stratégique aux actionnaires.

« La raison d’être permet avant tout d’expliciter le fait que l’entreprise a un objectif à remplir et sert autre chose que le strict intérêt financier. Elle peut permettre de faire que les actionnaires s’engagent dans des plans de long terme tournés vers cet objectif. »

La raison d’être n’implique donc pas nécessairement d’enjeux directement environnementaux ou sociaux. L’entreprise Atos par exemple a adopté la raison d’être « Contribuer à structurer l’espace informationnel ». Elle permet toutefois de guider les stratégies d’investissement, de protéger l’entreprise d’actionnaires activistes, ou fournir la légitimité à un dirigeant pour intervenir sur des objectifs plus larges que la stricte rentabilité financière.

Troisième niveau : la société à mission pour résoudre un problème sociétal identifié

Enfin, pour les entreprises les plus volontaires, la loi crée un troisième niveau qui permet à une société d’adopter dans ses statuts des objectifs d’intérêt collectif : c’est le niveau de la qualité de « société à mission ». Armelle Weisman a tenu à rappeler qu’il ne s’agit pas d’un nouveau statut juridique, mais bien d’une qualité que n’importe quelle entreprise, quelle que soit sa forme juridique, peut adopter.

« N’importe quelle entreprise peut devenir une société à mission. Une société à mission : c’est définir une raison d’être qui se donne pour objectif la résolution d’un problème de société. »

Une entreprise peut publiquement faire état de sa qualité de société à mission si elle répond à 5 conditions :

-la notion de raison d’être doit être précisée dans les statuts ;

-l’adoption d’une mission : c’est-à-dire, prévoir dans ses statuts des objectifs sociaux et environnementaux que la société se donne pour mission de poursuivre dans le cadre de son activité ;

-préciser dans ses statuts les modalités de suivi d’exécution de la mission, dont la création d’un Comité de mission chargé exclusivement de ce suivi et composé d’au moins un salarié ;

-une vérification de l’exécution des objectifs sociaux et environnementaux par un Organisme Tiers Indépendant tous les deux ans ;

-la qualité de société à mission doit faire l’objet d’une déclaration au greffier du tribunal de commerce.

Si l’entreprise ne remplit pas l’une de ses obligations, la loi ne prévoit pas d’autres sanctions que le retrait de la mention de « société à mission » des statuts, documents et outils de communication de l’entreprise. C’est donc avant tout le levier réputationnel qui est censé garantir que l’entreprise respectera ses engagements.

L’entreprise à mission, un pont entre la RSE et l’ESS

Avec la loi Pacte, l’objectif est d’ouvrir la voie à un troisième modèle d’entreprise, entre l’entreprise classique et entreprise de l’ESS, qui permettrait d’allier performance économique et la poursuite d’objectifs d’intérêt collectif. La société à mission permettrait d’aller plus loin que les démarches RSE traditionnelles, tout en n’étant pas limitée dans sa recherche de profit comme le sont les entreprises de l’ESS. Toutefois, les entreprises manquent encore de recul pour appréhender la portée de la loi, et ses conséquences pratiques et juridiques

« Il y a une certaine confusion entre raison d’être et mission. De plus, de nombreux éléments sont encore flous, comme la manière dont l’Organisme Tiers Indépendant sera désigné et les modes d’évaluation de réalisation de la mission. Les entreprises sont donc encore un peu perdues. Il existe une communauté des entreprises à mission pour faciliter l’échange de bonnes pratiques. Cela va nécessiter beaucoup de retours d’expériences et un peu de recul. »

Comment définir et structurer sa mission ?

A l’heure actuelle, la loi laisse donc une grande liberté aux entreprises pour définir leur mission et la portée de leurs ambitions. Mais cette liberté laisse également peu de lignes directrices pour accompagner les dirigeants dans ce changement.

Durant la deuxième partie de son intervention, Armelle Weisman a donc résumé les points clés auxquels une entreprise doit prêter attention dans la structuration et le développement de sa mission. (Retrouvez une description plus complète des 4 leviers fondamentaux et des étapes incontournables dans le guide «Entreprise à mission, de la théorie à la pratique »)

Elle est revenue en premier lieu sur les 4 leviers opérationnels fondamentaux que sont la définition de la mission, la définition des engagements, l’adaptation de la gouvernance et l’évaluation de la mission.

1. Définir sa mission : c’est-à-dire expliciter la façon dont la raison d’être de l’entreprise contribue au bien commun. Elle doit être exigeante, ambitieuse, et le fruit d’un processus de dialogue entre la société et ses parties prenantes. « Définir une mission, ce n’est pas définir un slogan. Il faut réunir les parties prenantes et définir un périmètre et un enjeu auquel l’entreprise va répondre. Comment et quels seront les indicateurs, les budgets alloués… »

2. Définir les engagements : c’est-à-dire la déclinaison stratégique de la mission à chaque niveau de l’entreprise. « Car une mission est un phare qui oriente à très long terme les choix d’investissements. C’est également un instrument de décision au quotidien. Elle engage les actionnaires, les dirigeants, et l’ensemble de l’entreprise ».

3. Adapter la gouvernance, pour aligner l’actionnariat, la direction et les salariés sur les missions de l’entreprise.

4. Evaluer l’accomplissement de la mission. Cette évaluation doit être présentée dans le rapport du comité de mission et par l’OTI. Cette étape nécessite de s’interroger sur la façon d’évaluer et de valoriser la performance globale de l’entreprise. « Comment faire entrer la mesure de cette performance dans de l’intrafinancier ? Faut-il mettre en place une comptabilité à triple capital (c’est-à-dire comprenant le capital financier, humain et naturel de l’entreprise) ? Et comment valoriser la capacité de l’entreprise à résoudre un problème d’intérêt collectif ? »

Pour mobiliser ces leviers, elle a rappelé quelques étapes incontournables durant la transformation de l’entreprise.

Parmi celles-ci notons :

-la nécessité pour les dirigeants d’embarquer l’ensemble de ses équipes.

« Le sujet doit être porté et incarné par le dirigeant. C’est incontournable. Mais il faut aussi des démarches pour traduire ce que veut dire la mission pour les métiers de chacun. Ce qui ne marche pas, ce sont les communications descendantes dans un contexte de défiance. Il faut passer du temps en amont, pour que chacun se soit approprié la mission avec ses mots, et ensuite définir des objectifs. »

-la transformation des métiers de l’entreprise pour que la mission puisse être adoptée et traduite concrètement par l’ensemble de la chaîne de valeur. Cette étape peut nécessiter du temps et de nouvelles compétences :

« Il y a des entreprises natives sur la mission. En revanche, pour celles qui souhaitent évoluer, il ne faut pas sous-estimer le temps de la transformation. Par exemple lorsqu’il faut changer sa chaine d’approvisionnement, mesurer ses émissions … tout cela nécessite des changements de savoir-faire, des recrutements, etc.. Alignement de l’entreprise est le terme clé »

-l’adaptation de la gouvernance sur la base d’une nouvelle gouvernance actionnariale tournée vers la recherche d’un intérêt collectif, et la mise en place d’une gouvernance opérationnelle de suivi de mission

-l’évaluation de la mission, des impacts indirects et la mesure de la performance globale.

-aligner son business model pour que l’objectif ne soit plus de faire du profit pour financer des actions à impact, mais que l’entreprise ait un impact positif dans la réalisation même de son activité.

-et enfin la communication sur sa mission. C’est selon Armelle Weisman une étape qui est trop souvent sous-estimée car si la communication est lancée trop tôt, elle peut conduire à dégrader l’image de l’entreprise. En revanche, elle peut être un vrai levier de différenciation si elle est maîtrisée : « les entreprises qui communiquent un peu trop tôt risquent de s’exposer [négativement] dans l’opinion. Pour celles qui ne sont pas en mesure d’expliciter quels sont les changements, c’est très dur, car l’investissement en savoir-faire et en ressources humaines est très lourd. La communication doit être une amie de la transformation. Mais du coup il faut savoir la commencer au bon moment. Les entreprises ont tendance à communiquer beaucoup trop tôt. »

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En conclusion : la qualité de société à mission de la Loi Pacte est une réponse juridique française à la nécessité de réformer nos économies pour mettre la force des entreprises au service des intérêts collectifs. Pour les actionnaires et les dirigeants, elle a l’avantage de laisser une grande liberté dans le choix et la portée des engagements. Le revers de cette liberté est que cette loi s’accompagne de peu de lignes directrices pour structurer et développer sa mission.

Pour les sociétés les plus ambitieuses Armelle Weisman a rappelé qu’il ne faut pas sous-estimer l’importance des transformations nécessaires. Pourtant, celles qui auront réussi à aligner l’ensemble de l’entreprise sur leur mission pourraient bien définir la compétitivité de demain : elles sauront démontrer et valoriser leur contribution à résoudre des problèmes de société, proposer des modèles innovants de préservation des ressources et attirer les meilleurs talents.

Atelier d'échange de Bonnes Pratiques #2 - Maintenir le télétravail ?

Le 17 mars a marqué l'avénement d'une nouvelle organisation du travail : en incitant les salariés à rester chez eux, une certaine forme de télétravail a été mise en place, souvent en urgence. Celle-ci, lorsqu'elle n'était pas anticipée, a entraîné une digitalisation des activités et des relations, un travail plus flexible, la découverte d'outils de collaboration ...

Si ce télétravail a permis de maintenir de nombreuses activités, il faut avouer qu'il n'a pas été vécu dans les meilleures conditions.

Quelles entreprises avaient anticipé cette situation dans un plan de continuité ? Quelles ont été les actions qui ont permis de continuer à travailler de manière complètement sereine ? Les erreurs commises ?

Lors de cet atelier réalisé en visioconférence, chaque participant pourra échanger avec les autres sur son retour d'expérience et les bonnes pratiques à capitaliser pour que le télétravail puisse perdurer par la suite.

Les ateliers d'échange de Bonnes Pratiques Déclic Mobilités sont réservés aux adhérents de Réseau Alliances.

En vous inscrivant dans le formulaire ci-dessous, vous recevrez un lien de connexion quelques jours avant l'atelier

Evénement:

Programme d’engagement : évaluez et améliorez votre impact social, environnemental et sociétal

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Vous souhaitez évaluer et améliorer votre impact social, environnemental et sociétal ? Vous souhaitez faire résonner vos valeurs dans votre manière de faire du business ? Vous souhaitez échanger entre pairs partageant vos convictions ? Vous cherchez à vous démarquer de vos concurrents et développer votre ancrage territorial ? Vous aimeriez être un ambassadeur de l’économie responsable en Hauts-de-France ?

Réseau Alliances vous propose un PROGRAMME D’ENGAGEMENT, afin de vous offrir une solution complète vous permettant d’évaluer votre démarche RSE, de la structurer et de la valoriser en interne comme en externe.

LES + DU PROGRAMME :

• Accès à l’outil d’évaluation Business Impact Assessment (BIA) de B Corp vous assurant un benchmark international de vos pratiques. En effet 2600 entreprises de 60 pays suivent la même méthode,

• RDV de coaching individuels permettant d’ajuster la démarche à vos besoins,

• Programme au coeur de l’accompagnement Réseau Alliances vous permettant d’accéder à nos cycles d’ateliers thématiques collectifs pour progresser,

• Livrables réguliers : plan d’actions et scoring BIA.

POUR QUI :

Ce programme s'adresse en particulier aux dirigeants de TPE, PME, responsables et chargés de projets DD ou RSE, de communication, des Ressources Humaines, …

Pré-requis : En vue de votre participation, nous proposerons un entretien rapide pour mieux connaitre votre démarche et vos besoins. La validation du projet par votre direction est nécessaire.

DATES & PROGRAMME :

  • Un premier RDV individuel vous sera proposé pour identifier vos besoins/attentes
    • Jour 1 : 26 mai – 9h30/12h00 (première partie)
    • Jour 2 /Jour 3 / Jour 4 : Ateliers collectifs par demi-journées qui seront définies en concertation avec le groupe

  • Trois rendez-vous individuels
    • Un 1° RDV pour identifier vos besoins/attentes et bien comprendre le contexte de votre entreprise
    • Un 2° RDV pour restituer l’analyse de vos réponses au BIA – vos forces, faiblesses et axes de progrès
    • Un 3° RDV à la fin du parcours pour faire le point sur vos avancées et ajuster votre plan d’actions

NB : si vous êtes intéressés mais que ces dates ne conviennent pas, n’hésitez pas à revenir vers nous

L’adhésion à Réseau Alliances est requise pour participer à ce programme.

Plus d'infos sur les tarifs : programme d'engagement Réseau Alliances

Estice-Espas et Réseau Alliances organisent un Business Hackathon sur l’Après Covid

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Pour soutenir les entreprises durant cette période de reprise à haut risque, les écoles ESTICE (International Management) - ESPAS (Business & Biosciences) de l’Université Catholique de Lille et Réseau Alliances coorganisent un Business Hackaton. L’objectif : permettre aux étudiants de mettre leurs compétences en gestion au service des entreprises des Hauts-de-France. Marie-Charlotte de Ricard de Réseau Alliances, et Hélène Clary de l’équipe pédagogique d’Estice-Espas nous en disent plus sur ce projet.

Pouvez-vous nous présenter ce Hackathon ?

Marie-Charlotte de Ricard (MCR) : Ce Business hackathon sur le thème de l’« Après COVID » est à l’initiative des écoles de commerce Estice-Espas, dans leur volonté de prêter main forte aux entreprises des Hauts de France, en phase de redémarrage.

Il se déroulera du 8 au 15 juin prochain. En début de semaine, les étudiants seront briefés sur l’entreprise et sa problématique. Ils plancheront ensuite sur le cas et présenteront leurs recommandations en fin de semaine.

Hélène Clary (HC) : Nous souhaitons permettre aux entreprises de solliciter nos étudiants pour les aider à rebondir en cette phase critique de redémarrage. La mission est courte mais la motivation est grande !

- Que va-t-il apporter aux entreprises et aux étudiants ?

HC : Impliquer les étudiants c’est l’opportunité pour une entreprise d’avoir à la fois du renfort opérationnel et un regard neuf sur les sujets stratégiques en cours. La situation exceptionnelle dans laquelle nous nous trouvons est également le lieu d’émergence de nouveaux modèles. Nos étudiants seront ravis de mettre toute leur créativité au service des entreprises du Réseau !

MCR : Pour les étudiants, c’est l’opportunité de se confronter aux problématiques réelles des entreprises du territoire en cette période de reprise. Ça peut-être une expérience inestimable où leur créativité et leur rigueur seront fortement mises à contribution.

Pour les entreprises de la région, c’est un appui dans leur stratégie de rebond grâce à l’implication d’étudiants volontaires ayant de multiples compétences en gestion. Ils peuvent apporter un éclairage différent sur la stratégie, et compléter la vision de collaborateurs plus expérimentés. À l’issue de ce Business hackathon, les entreprises repartiront avec des propositions concrètes. De plus des liens solides se seront très probablement créés avec les étudiants.

- Quel message souhaiteriez-vous faire passer aux étudiants et aux entreprises concernant leurs relations mutuelles durant cette période de fortes incertitudes ?

HC : Un lien étroit se tisse depuis toujours entre nos écoles et les entreprises au fil des périodes de stage et d’alternance tout au long du cursus. Cet hackathon c’est la possibilité de donner un coup de main ponctuel, mais c’est aussi la chance de créer des rencontres sans attendre la prochaine période de stage. Un réseautage solidaire en quelque sorte !

MCR : Cette crise sanitaire nous a confirmé qu’il fallait plus que jamais agir en collectif et inventer de nouvelles solutions. Je pense que c’est grâce à ces échanges qu’émergeront les meilleures stratégies de sortie de crise.

Aussi, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité, j’encourage fortement nos entreprises à se saisir de cette opportunité de collaboration !

Si vous êtes une entreprise intéressée par le projet, merci de contacter Mme Marie-Charlotte De Ricard à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Marie-Charlotte de Ricard

Cheffe de Projet Relations établissements de l'enseignement supérieur chez Réseau Alliances

Hélène Clary

Equipe pédagogique et Marketing des écoles ESTICE (International Management) - ESPAS (Business & Biosciences) de l’Université Catholique de Lille

COVID19 – Réseau Alliances collabore avec la Cité de la Reprise pour soutenir la relance de l’activité dans les Hauts-de-France.

cite repirse

Portée par Entreprises & Cités, la plateforme a pour but de répondre aux besoins des entreprises et met à disposition 5 task-forces détaillées ci-dessous, dont une focalisée sur l’engagement RSE post-crise.

En complément de son offre à destination des adhérents, Réseau Alliances met à disposition du dispositif Cité de la Reprise :

  • Un rendez-vous individuel avec un expert Réseau Alliances pour faire le point sur les besoins des entreprises volontaires et les accompagner en fonction des enjeux et besoins (co-construction, collaboration, formation, outils de networking, etc…),
  • Un relai de communication sur les initiatives solidaires des entreprises pendant la crise,
  • Une hotline pour les référents RSE : comment mettre en place et fédérer les parties prenantes autour d’une démarche RSE,

Pour rejoindre une ou plusieurs task-forces, cliquez sur le logo ci-dessous

Territoire résilient – construisons des ponts avec la communauté internationale

La notion d’évènement catastrophique

Si nous définissons une catastrophe comme une perturbation grave du fonctionnement courant d'une société en raison de l'impact d'un événement physique, biologique ou humain défavorable, alors la pandémie et les effets du COVID-19 pourraient être décrits comme un désastre et, plus encore, comme une catastrophe.

Le terme catastrophe est utilisé pour classer les situations où les organisations qui font face aux urgences (police, pompiers, services de sauvetage et de santé) sont débordées ou s'effondrent. De ce point de vue, la pandémie du COVID-19 peut être qualifiée ainsi, au moins dans les contextes où les systèmes de santé publique et les services d'urgence ont été mis à rude épreuve et, dans certains cas, ont été testés au-delà de leurs limites.

Il n'est pas nouveau que lors d'une catastrophe, les défaillances et les inégalités structurelles d'un système deviennent évidentes. En d'autres termes, les gens ne meurent pas à cause des tremblements de terre, mais plutôt à cause de la mauvaise conception des maisons construites qui s'effondrent lors de forts séismes.

Bien qu'il puisse sembler que nous n'ayons jamais connu de catastrophe semblable à celle du COVID-19, l'humanité a déjà vécu des circonstances similaires (pandémies, guerres et crises économiques) dans lesquelles nous avons eu besoin d'une coopération nationale et internationale.

La résilience urbaine face à la crise

Aujourd'hui, plus de 55 % de la population mondiale vit dans des zones urbaines, une proportion qui devrait atteindre près de 70 % d'ici 2050. La plupart de l’activité économique globale est concentrée dans ces centres urbains.

Voici donc notre nouvelle réalité : une population majoritairement urbaine, des changements constants, surprenants et d'un grand impact socio-économique. Les experts prédisent l'arrivée des nouveaux cygnes noirs[1] dans un avenir proche et nous devons nous y préparer.

Le changement climatique engendre des menaces aiguës et chroniques qui font des victimes, détruisent des biens et mettent nos sociétés au défi. Tous ses composants sont concernés et doivent travailler ensemble pour faire face à ces menaces : le secteur public et le secteur privé (petites et grandes entreprises, ONG, universités, etc.). Nous avons tous intérêt à améliorer notre résilience, notre capacité en tant qu’individu, communauté ou ville à nous adapter aux conditions changeantes et à résister aux chocs tout en conservant nos fonctions essentielles.

Des mesures doivent être prises et des efforts d'adaptation mis en œuvre dès aujourd'hui ! Les défis sont tous très réels (financiers, techniques, politiques) mais peuvent être résolus, car cette résilience ne peut pas s’atteindre sans changer de manière significative la façon dont les villes gèrent les espaces urbains.

La création d'un environnement urbain durable et résilient nécessite les efforts de diverses parties prenantes, notamment les décideurs des administrations locales, les fonctionnaires municipaux, les départements, les gouvernements centraux, le secteur privé, la société civile, les ONG, le monde associatif, les instituts de recherche et les établissements d'enseignement supérieur.

Il existe aujourd'hui de nombreux réseaux et des communautés dans le monde entier qui promeuvent une culture de résistance à la prévention des catastrophes et des citoyens responsables qui comprennent ces risques. Ces communautés soutiennent l'apprentissage mutuel et le partage d'expériences clés afin d'encourager tous les acteurs publics et privés à participer activement à ces initiatives.

Parmi ces initiatives, plus de 4300 villes et municipalités participent à la campagne des Nations unies « Making Cities Resilient 2030 » (MCR 2030) qui promeut des stratégies locales de réduction des risques ainsi que la mise en œuvre du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe et les Objectifs du Développement Durable (ODD).

Il existe d'autres organisations telles que C40 Cities, un réseau de mégapoles mondiales engagées dans la lutte contre le changement climatique, et la Fondation Rockefeller, dont le programme « 100RC » aide les villes du monde entier à mieux résister aux défis sociaux, économiques et physiques du XXIe siècle.

Toutes ces structures offrent une excellente occasion de partager les bonnes pratiques et les enseignements tirés de la gestion des risques et des catastrophes, mais surtout de la construction de villes résilientes et de sociétés plus prospères et durables. L'adoption de ces pratiques peut être considérée comme un avantage concurrentiel pour les communautés et leurs habitants, y compris dans le contexte de cette nouvelle crise sanitaire.

Se réinventer, l’essentielle riposte du secteur privé

La pandémie du COVID-19 et ses implications sanitaires, sociales et économiques soulignent l'importance de la responsabilité sociale des entreprises (RSE). Le rapport « Business Leadership Brief for Healthy Planet, Healthy People » récemment publié par le Global Compact des Nations Unies, souligne le lien absolu entre le climat, la santé et l'économie, le tout dans la logique de l'Agenda 2030 et les ODD.

Selon Lise Kingo, directrice exécutive du Pacte Mondial des Nations Unies, il est important de comprendre et de gérer la « relation entre le changement climatique, la dégradation de nos systèmes naturels et la santé humaine ». Ainsi le rapport met en évidence la manière dont l'activité humaine affecte le climat et la nature, qui à leur tour influencent la santé et le bien-être de l’humanité et, par conséquent, la productivité et le développement socio-économique.

Le réseau espagnol du Pacte Mondial affirme que « l'urgence sanitaire actuelle ne peut nous faire oublier le sens global de la santé et le rôle important que joue le secteur privé dans ce domaine. Il s'agit de reconnaître les dommages que les entreprises peuvent causer aux personnes et à la planète et, en retour, de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour les réduire. En ce sens, la recherche et la mise en œuvre des nouveaux modèles innovants sont cruciales pour que les générations futures puissent vivre dans un monde meilleur ».

La RSE aide à identifier et à anticiper les risques mondiaux et à renforcer la résilience des organisations. Le changement climatique, les grandes inégalités et la nécessité de prendre soin de la santé et du bien-être des personnes et de la planète sont une constante de la feuille de route mondiale définie par les Nations Unies. Les entreprises qui ont intégré le développement durable dans leurs stratégies se sont montrées plus résistantes face à la pandémie [2].

Le secteur privé doit profiter des alliances, de la capacité d'adaptation, d'innovation et de transformation dont il a fait preuve ces derniers temps pour faire face aux nouvelles crises, qu'elles soient économiques, sociales ou climatiques, en intégrant toujours des critères de développement durable dans ses décisions.

La pandémie a révélé la vulnérabilité et l'épuisement du système actuel, mais elle a également montré les changements que nous pouvons apporter pour nous préparer à des situations comme celle que nous connaissons actuellement ou pour les prévenir. Peut-être devrions-nous arrêter de parler de RSE mais plutôt de stratégies d'entreprise responsables basées sur la fusion des domaines de la stratégie et de la RSE et sur l’inclusion de nouveaux paramètres dans la gestion des risques ?

Selon Simon Sinek (professeur à l'université de Columbia et fondateur de SinekPartners), il ne s'agit pas d'une période sans précédent ; il existe de nombreux cas où un changement inattendu a entraîné la faillite de nombreuses entreprises et en a poussé d'autres à sortir plus fortes et à se réinventer.

Pour le gourou des affaires, les entreprises doivent désormais se demander comment exercer leur activité dans un monde différent, non pas simplement pour « s’en sortir » avec de simples alternatives mais véritablement, comment aller bien au-delà de cette logique d’adaptation. En d’autres termes, les entreprises doivent passer d’un état de survie à un état de transformation.

Dilia Peña Medina

Responsable Relations Internationales du World Forum for a Responsible Economy



[1] La théorie du cygne noir de Nassim Taleb représente un événement ayant une faible probabilité de survenir, mais qui, s'il se produit, a des conséquences d'une portée considérable.

Bougez les lignes de l'intérieur, l'intrapreneuriat social est fait pour vous

Vous voulez faire bouger les lignes dans votre entreprise? Engager vos collaborateurs dans des projets porteurs de sens qui ont de l'impact sur votre territoire ?

Le 30 Avril 2020, nous vous proposons un atelier autour de l'intrapreneuriat social ouvert à tous (managers, collaborateurs, dirigeants), afin d'échanger sur les enjeux à mettre en place dans son entreprise, les premiers pas et les facteurs clés de réussite.

En compagnie du Club des Intrapreneurs sociaux et animé par SOBIZHUB qui apportera son expérience & son éclairage !

Cet événement reservé aux entreprises adhérentes de Réseau Alliances.

Plus d'infos : Sophie Letartre - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 03 20 99 46 86

Réseau Alliances poursuit son engagement en faveur de l’insertion des jeunes

Logo Squad Emploi Horziontal

8 collaborateurs de Réseau Alliances se sont lancés pour la première fois cette année dans l’aventure SQUAD EMPLOI.

SQUAD EMPLOI c’est la bonne pratique clef en main de Réseau Alliances mise à disposition des entreprises pour engager leurs collaborateurs dans une démarche sociétale : coacher et accompagner des jeunes diplômés en difficulté d’insertion.

Réseau Alliances accompagne chaque année une trentaine d’entreprises de la région dans cette démarche et a décidé de se lancer en interne cette année.

Adrien, Camille, Dilia, Jean-Pierre, Laurie, Lucile, Noémy et Sophie ont pu apporter leurs conseils de professionnels à 7 jeunes en recherche d’emploi dans des domaines variés : l’informatique, le développement durable, la mécanique des fluides, le web, etc.

Pendant 3 mois, nos collaborateurs ont eu l’occasion de :

  • Leur transmettre les codes de l’entreprise,
  • Les aider à identifier et valoriser les points forts de leur personnalité,
  • Les guider dans la définition d'un projet professionnel,

Déjà 3 squadeurs ont trouvé un emploi, en lien avec leurs attentes professionnelles. Pour les autres, la phase de réseau démarre cette semaine. L’équipe du pôle Diversité et Inclusion de Réseau Alliances va accompagner ces jeunes dans la construction de leur réseau professionnel, en les aidant à aller rencontrer des experts de leur secteur d’activité. Il s’agit d’échanger avec des professionnels qui font le métier qu’ils visent pour valider leur projet professionnel, recevoir des conseils d’experts et développer leur réseau.

Ce programme voit sa force dans l’implication des entreprises partenaires ! Les ateliers et rencontres se passent habituellement en immersion dans les entreprises engagées.

En cette période de confinement, Réseau Alliances innove, se réinvente dans sa manière de coacher des jeunes vers la réussite professionnelle et continue de s’engager en interne !

Et la philanthropie dans tout ça ?

En ces temps de crise sanitaire et d’organisation de la société chamboulée, certains prônent qu’il ne faut pas revenir « à la normale ». Personne ne ressortira de cette aventure indemne.

On parle beaucoup de secteurs utiles, notamment en regardant ceux qui ont été désignés par le gouvernement comme indispensables et dont l’activité continue à tourner presque normalement.

Mais qu’en serait-il des autres ? Pourrait-on dire que certaines entreprises sont utiles et d’autres non ? Que certains acteurs sont plus indispensables que d’autres ? Chaque entreprise a évidemment une utilité dans la société, ne serait-ce que de créer de l’emploi.
L’utilité n’est pas l’apanage des associations ou secteurs publics par exemple.

Révéler son impact et le mettre au cœur de son business model n’aura jamais été autant actuel.

Nous pouvons observer des entreprises qui mettent leurs savoir-faire techniques et leurs outils au profit des besoins urgents actuels : Lemahieu qui fait des sous-vêtements fabrique des masques, Décathlon des visières de protection et Renault et PSA réfléchissent à fabriquer des respirateurs. Nous avons donc les moyens humains et matériels de fabriquer des produits de première nécessité que nous avons délocalisés depuis longtemps.

L’exemple de la grande distribution qui s’approvisionne principalement auprès des producteurs locaux est aussi un signal positif qui permet de nouer ou renouer de nouvelles relations fournisseurs. Comment cela persistera après la crise ?

Cela met également en avant l’interdépendance des acteurs d’un territoire : lorsqu’un secteur est mis à mal, c’est tout l’écosystème qui est mis à l’épreuve. Si la santé n’est pas assurée, l’économie trinque, le social est mis à encore plus rude épreuve sans moyens supplémentaires.

Nous savons qu’il y aura de nombreux dommages collatéraux : emplois, liquidation d’entreprises et donc augmentation du chômage. Mais il en ressortira aussi de la détresse sociale, une mise en danger du secteur associatif, de la solidarité, des entreprises à impact.

Le risque traditionnel de sous-estimer le besoin d’aide envers l’écologie, l’environnement, le sociétal pourrait être en incohérence avec les attentes réelles des populations touchées dans leur chair.

Nous ne pouvons pas être sceptiques alors que c’est notre devoir de se lever et d’agir pour montrer qu’autre chose est possible.

Aujourd’hui, autant qu’hier, la solidarité sera de mise. Mais quel avenir proche pour la philanthropie, l’engagement sociétal dans vos entreprises ?

A court terme, certains prendraient peut-être la décision de geler les dons mais qu’en sera-t-il dans quelques mois ? Comment assurer la survie de tous ces acteurs dont nous avons tous fondamentalement besoin ?

La philanthropie pourrait prendre un nouveau tournant. Comment renouer des relations nouvelles avec les acteurs d’intérêt général ? Comment mieux coopérer ?

L’effort qui va être demandé à tous doit être solidaire et la philanthropie peut être un moyen puissant. Un moyen aujourd’hui mais peut-être aussi un outil pour contribuer, dans le futur, à enrayer les crises telles que celle que nous connaissons aujourd’hui.

Sophie Letartre
Chef de projet RSE & Innovation Sociale


Vous souhaitez bénéficier d'un accompagnement autour du mécénat d'entreprises et de l'engagement sociétal ?
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Les bonnes pratiques de nos adhérents :

Le télétravail : un défi essentiel aujourd’hui, une pratique incontournable demain

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Lucile Janssoone, chef de projet RSE et Mobilité Durable

En quelques semaines, le travail à distance est passé du statut de pratique marginale à celui de pratique indispensable pour le maintien de l’activité de nombreuses entreprises. La crise que nous traversons a rendu essentiel de pouvoir continuer à travailler à distance des bureaux, afin de pouvoir concilier le maintien d’une activité économique et le respect des mesures de confinement. Mais si la pratique du télétravail était déjà en plein essor dans les entreprises scandinaves et anglo-saxonnes, elle était beaucoup moins développée dans les entreprises françaises. Ces dernières sont aujourd’hui contraintes de s’adapter dans l’urgence et parfois à rebours de leur culture managériale. Il est crucial d’accompagner les entreprises dans cette transition à marche forcée et de se tenir à l’écoute des dirigeants et des managers. D’autant plus que la généralisation du télétravail, organisé dans des conditions plus sereines, pourra nous aider à repenser nos pratiques quotidiennes et nous préparer à faire face à un autre défi : celui de l’urgence écologique.

Avec un tiers de l’humanité confinée, la crise à laquelle nous faisons face est un véritable défi pour nos économies. Pour de nombreux métiers du secteur tertiaire, le télétravail s’impose comme le seul moyen pour maintenir une activité minimale et apparait comme une brique essentielle de la résilience des entreprises.

La France n’était malheureusement pas la mieux préparée pour faire face à ce défi. Selon une étude de la Dares datant de 2017, 3 % des salariés seulement pratiquaient le télétravail au moins un jour par semaine et 7 % des salariés occasionnellement[1]. En Europe le télétravail concerne en moyenne 20 % des salariés, avec des taux à 30 % dans les pays scandinaves[2]. La raison généralement avancée pour expliquer ce retard est celle d’une culture managériale française reposant trop souvent sur le contrôle et le micro-management, incompatibles avec une pratique qui exige confiance et autonomie.

Cette crise sanitaire est venue bouleverser nos pratiques. Depuis le 17 mars et l’annonce du confinement, les entreprises n’ont pas eu d’autre choix que de s’adapter et d’étendre au maximum la pratique du télétravail, et ce au domicile des collaborateurs. Plus question de se « rassurer » en proposant des places en centre de coworking ou en réservant uniquement certains jours au télétravail. Selon un sondage Odoxa paru le 9 avril[3], le télétravail est maintenant pratiqué par un français actif doté d’un emploi sur quatre (24 %). L’Association nationale des DRH (ANDRH) estime que 95 % des organisations membres de son réseau y ont actuellement recours[4]. Avec un déconfinement qui s’annonce progressif, on peut s’attendre à ce que cette dynamique se renforce et que la pratique soit étendue à un nombre plus grand de salariés. D’autant plus que le potentiel de conversion de l’économie française est encore loin d’être atteint. Selon le Ministère du Travail, près de 4 emplois sur 10 seraient compatibles avec cette pratique[5].

Pour certaines entreprises et organisations, le travail à distance était déjà une pratique développée. En 2019, Pôle Emploi avait déjà fait passer ¼ de ses équipes en télétravail et l’entreprise Rabot Dutilleul, avait commencé à expérimenter la pratique pour certains de ses salariés dès 2018. Des petites entreprises comme la boucherie Lesage & Fils s’étaient déjà également converties pour des raisons de sécurité et de qualité de vie au travail. Pour celles-ci, l’adaptation est plus douce et elles profitent d’une organisation déjà rodée.

Mais pour les autres, cette adaptation à marche forcée est un véritable défi. Les adaptations ont dû être faites dans l’urgence. Il a fallu équiper les salariés, les former aux logiciels de collaboration à distance et faire évoluer l’organisation du travail en un temps record. C’est souvent toute une culture d’entreprise qui se trouve chamboulée dans une période très anxiogène. Le télétravail expérimenté pendant le confinement n’est donc malheureusement pas réalisé dans des conditions optimales, ni les entreprises, ni les collaborateurs n’ayant eu le temps de s’y préparer. Il existe donc des risques psycho-sociaux non négligeables auxquels les dirigeants d’entreprises doivent être particulièrement vigilants. Pour réaliser au mieux cette transition, il est indispensable d’accompagner les entreprises qui en ont besoin. Il faut les aider à identifier les risques et favoriser les échanges de bonnes pratiques. Ceci pourra leur permettre de capitaliser sur ce qui a été vécu et de pérenniser la pratique du travail à distance de manière plus sereine.

L’expérience que nous vivons actuellement est d’autant plus importante que le télétravail est voué à occuper une place grandissante dans nos façons de travailler. Premièrement parce qu’à mesure que le télétravail se généralise, collaborateurs et dirigeants découvrent les bienfaits d’une pratique particulièrement bien adaptée à nos économies de la connaissance. Le télétravail, en offrant aux travailleurs des conditions qui permettent un haut niveau de concentration, à distance des nuisances et des sources d’interruptions de l’Open Space, peut permettre une hausse substantielle de la productivité et favoriser l’innovation et la créativité. Selon une étude du ministère du Travail, les gains de productivité en télétravail sont en moyenne de 22 % et la pratique obtiendrait un taux de satisfaction de 96 % chez les parties prenantes (télétravailleurs, managers, et employeurs)[6]. Selon une étude de Colliers International, 71 % des personnes qui n'avaient jamais travaillé à domicile avant la crise sanitaire aimeraient travailler à distance au moins un jour par semaine à l'avenir[7]. Face à un tel succès, il y a fort à parier que le télétravail sera un élément indispensable des stratégies RH pour attirer et fidéliser les collaborateurs.

Et surtout, le travail à distance peut nous aider à faire face à un autre défi planétaire : celui du réchauffement climatique. Selon l’Agence de la transition écologique (Ademe), les trajets domicile-travail et déplacements professionnels « sont les activités de bureau les plus émettrices de gaz à effet de serre : 12 Mt/an[8]». La généralisation du télétravail permettrait ainsi de contribuer de façon importante aux objectifs de réduction des émissions de CO2. Le télétravail a toute sa place dans les Plans de Mobilité (PDM) des employeurs, aux côtés de la promotion du vélo, des transports en commun ou du covoiturage. Ces deux derniers devront d’ailleurs relever un énorme défi : organiser la promiscuité qui les caractérise tout en respectant ces fameux gestes barrières !

Un grand défi s’offre donc à nous. Mais si nous le relevons ensemble, il peut s’avérer essentiel pour notre avenir.

Lucile Janssoone

Chef de Projet RSE et Mobilité Durable

Comme Pôle Emploi, Rabot Dutileul ou Lesage & Fils vous souhaitez être accompagné sur la mobilité durable ? N’hésitez pas à nous contacter. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Et retrouvez la communauté Déclic Mobilités sur notre site internet: https://www.declic-mobilites.org/.

Les bonnes pratiques de nos adhérents:

Pôle Emploi : https://www.bipiz.org/fr/bonnes-pratiques/pole-emploi-fait-passer-plus-d-un-quart-de-ses-equipes-au-teletravail.html

Rabot Dutilleul : https://www.declic-mobilites.org/bonnes-pratiques/52:diffuser-un-guide-de-bonnes-pratiques-du-teletravail-pour-les-collaborateurs-et-managers

Le Sage & Fils : https://www.declic-mobilites.org/bonnes-pratiques/29:la-boucherie-lesage-fils-met-10-de-ses-salaries-au-teletravail



[5] https://travail-emploi.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/coronavirus-et-monde-du-travailRappelons que le télétravail ne peut être effectué que pour certains métiers relevant du secteur tertiaire et qu’une partie des salariés de notre tissu économique sont contraints au chômage technique ou partiel, tandis que ceux dont les missions se révèlent essentielles au bon fonctionnement de notre pays continuent de travailler malgré les risques

Les Cafés de l'Après du Comité Grand Lille : votre nouveau rendez-vous hebdomadaire

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Parce que préparer l’après fait aussi partie du combat, Jean-Pierre Letartre, Président de Réseau Alliances, vous convie à un nouveau rendez-vous hebdomadaire à partir du lundi 6 avril.

Tous les jours à 13h45, participez à un café virtuel avec des femmes et des hommes d’horizons variés, entrepreneurs, scientifiques, philosophes, sociologues, politiques ... qui ont un avis éclairé et éclairant sur la crise actuelle, et surtout sur la sortie du tunnel !

Vous pourrez suivre par visioconférence ou par une simple connexion téléphonique, la conversation entre Jean-Pierre Letartre et son nouvel invité (durée : 30 minutes + 15 minutes d'échanges).

Vous pourrez poser vos questions par chat pendant la durée de l'échange.

6 personnalités inspirantes ont déjà donné leur accord.

Pour vous connecter, rendez-vous sur :

http://www.comitegrandlille.com/cafesdelapres.html

Retrouvez les entretiens en replay sur la plateforme AUSHA.

https://podcast.ausha.co/les-cafes-du-comite-grand-lille

[Tribune] Philippe VASSEUR : contribution d'un confiné au "monde-d'après"

[Tribune] Philippe VASSEUR : contribution d'un confiné au

LA CRISE D’APRÈS... QUELLE CRISE ?

Et après? C’est la question que vous ne pouvez pas manquer en ce moment. Nous nous la posons tous. Car nous savons qu’ «après», quand nous sortirons de la crise sanitaire (appelons-la ainsi) nous devrons surmonter la crise économique et sociale qui est tout juste entamée. Une crise gigantesque.

Cela coûtera beaucoup d’argent, sans doute bien plus encore que ce qui est annoncé aujourd’hui. Nous n’avons pas de certitude absolue, si ce n’est que ces dépenses seront indispensables. Mais, au moins, en invoquant «le monde d’après» le plus grand nombre admet que cette crise économique et sociale ne pourra pas être résolue en revenant à «la société d’avant», en poursuivant, sur les mêmes bases, la même trajectoire.

Comme vous avez pu le remarquer, les déclarations de personnalités de tous niveaux et d’experts en toutes matières se multiplient et convergent pour prédire de grands changements... sans s’accorder pour autant sur la forme que ceux-ci prendront. Ce qui est certain, c’est que nous sommes dans un temps de rupture, confrontés à nos fragilités dans un monde où nous étions parfois tentés de croire pouvoir presque tout maîtriser.

Après cette crise, d’autres peuvent survenir, sous des formes différentes mais avec autant d’intensité. A défaut de pouvoir toutes les identifier, nous en pressentons certaines qui impliquent que, dans toute la mesure du possible, nous ne nous résignions pas à subir et réagir, mais que nous nous efforcions d’anticiper.

Sans prétendre prévoir l’imprévisible, nous pouvons, au moins, partager pour l’avenir quelques unes des premières leçons de la catastrophe présente. En voici trois, parmi d’autres.

Première leçon: les paradoxes de la « mondialisation ».

D’une part, il se confirme qu’un virus apparaissant quelque part sur la planète peut rapidement se répandre sur la Terre tout entière. Ce n’est certes pas une découverte, mais ce dramatique rappel est cette fois l’occasion d’étendre le constat - et les réflexions qu’il suscite - au-delà de l’actuelle pandémie. Autrement dit d’avoir une vision globale («holistique») des activités humaines et surtout de leurs conséquences, par exemple dans leurs dimensions environnementales ou climatiques.

D’autre part, la fabrication de nombreux produits n’est plus assurée partout dans le monde parce qu’elle a été localisée dans des pays «offrant» des conditions salariales et sociales bien inférieures aux nôtres. Nous en sommes, de ce fait, devenus partiellement dépendants, y compris dans des domaines stratégiques ou de première nécessité, tels que certains médicaments ou articles médicaux. L’importation massive, en urgence, de masques de protection « Made in China » est, de ce point de vue, révélatrice des faiblesses auxquelles nous avons nous-mêmes consenti.

Deuxième leçon: remue-ménage dans la hiérarchie des valeurs.

Les ordres de priorité changent en fonction des circonstances, à plus forte raison à l’occasion des crises. Il est ainsi évident qu’aujourd’hui la santé prime sur la finance. A en juger sur ce que l’on sait des arbitrages rendus depuis des années, il faut reconnaître humblement que cela n’a pas toujours été le cas...

Nous ne sortirons pas de cette crise sans avoir bouleversé la hiérarchie de nos valeurs: la santé plutôt que la finance, La vie plutôt que la bourse, et de façon plus générale, le bien-être humain plutôt que le PIB (instrument de mesure incomplet et dépassé).

La dérision et le cynisme qui accompagnaient jusqu’à présent ce genre de considération - pourtant de simple bon sens - ne résistent pas à cette pandémie.

Troisième leçon: la perspective de nouveaux modèles économiques et de nouveaux modes d’organisation.

De ce qui précède découle la conviction que la crise ne débouchera pas sur un retour aux anciens systèmes économiques mais qu’au lieu du « business as usual »de nouveaux modèles finiront par s’imposer.

Dans les Hauts-de-France nous avons, en quelque sorte, devancé l’appel en engageant collectivement la démarche rev3 - issue de «la troisième révolution industrielle» - pour «une région durable et connectée», conciliant les impératifs et les opportunités économiques, sociales, environnementales et technologiques (https://rev3.fr).

Cette démarche est l’une de celles qui indiquent le chemin à suivre. C’est un pas dans la bonne direction. Un petit pas, à titre d’exemple, qui nous donne quelque légitimité dans ce débat et nous convainc que les bouleversements affectant «le monde d’après» sont déjà d’une ampleur considérable. Au point qu’ils remettent en cause les fondements mêmes de nos systèmes de production et de consommation.

Pour commencer il nous faut revoir notre façon de concevoir et d’appliquer ce qu’il est convenu d’appeler la mondialisation (ou globalisation). Attention, il ne s’agit pas de porter atteinte aux principes raisonnables des échanges internationaux, mais d’assurer notre souveraineté dans des domaines stratégiques tels que la santé et aussi, pour le futur, l’alimentation ou des secteurs à haute intensité technologie. La relocalisation d’activités de toutes sortes, de production ou de services, doit figurer parmi nos premières priorités.

La relocalisation nécessaire ne correspond pas à un repli sur soi qui irait vers une sorte de confinement économique à l’intérieur de frontières plus ou moins étendues. Nous devons réinventer la mondialisation avec le souci de respecter davantage les équilibres et les identités, en fonctionnant dans l’interactivité (terme que je préfère à interdépendance) ou - mieux et plus encore - dans une recherche permanente de coopération, maître-mot de l’ère où nous sommes engagés.

La coopération doit s’exercer dans la globalité mais aussi dans la proximité, autrement dit à l’échelle de la planète, de l’Europe et de la France - bien sûr - ainsi que des territoires qui la composent.

L’Union européenne a témoigné de cet état s’esprit en parvenant à s’abstraire des divergences entre pays membres pour s’accorder sur un montant de dépenses destinées à pallier les difficultés économiques immédiates. Ces sommes serviront donc à répondre aux conséquences conjoncturelles de la crise, à colmater les (larges) brèches en compensant des pertes et en assurant la survie d’activités fortement menacées.

Il restera à relancer l’économie, à repartir, et beaucoup d’entre nous sont convaincus que ce ne sera pas pour emprunter la même direction que jusqu’à présent, en reconstruisant à l’identique sur les ruines de la pandémie. Le «monde d’avant», dont nous ne sommes pas encore sortis, c’est celui dans lequel on cherche à produire toujours plus - à accumuler toujours plus - en exploitant des ressources (fossiles) qui ne sont pas inépuisables (mais tant que ça dure...) et qui génèrent des «externalités négatives» (émissions de gaz à effet de serre, pollution, climat, etc) de plus en plus dangereuses et de moins en moins supportables.

L'occasion nous est donnée d’accélérer le passage vers d’autres modèles, de consommer mieux et d’économiser en réduisant les gaspillages (dans les domaines de l’énergie ou de l’alimentation par exemple), de produire différemment en privilégiant le recours massif aux ressources réutilisables ou renouvelables, de développer l’économie circulaire, l’économie de fonctionnalité, l’économie de coopération...

Cette voie est largement connue et même préconisée. Pour reprendre l’expression de l’économiste Michèle Debonneuil, il s’agit de «passer d’une économie de l’avoir plus à une économie de l’être mieux ». C’est le moment d’aller plus vite et plus loin. Puisqu’il va falloir consacrer à la sortie de crise des milliers de milliards (de dollars, d’euros et autres monnaies du monde), investissons-les massivement dans ce sens, aidons les entreprises à s’y adapter ou à se reconvertir, saisissons la chance de développer des activités nouvelles.

La révolution technologique au cœur de laquelle nous nous trouvons rend cette possibilité plus ouverte que jamais. Personne ne peut avec certitude en prévoir les limites mais nous comprenons bien que l’intelligence artificielle est porteuse de fantastiques progrès... autant que de risques.

L’intelligence artificielle va bouleverser nos vies, nos façons de faire, nos organisations sociales, économiques, politiques, nos libertés et notre pratique de la démocratie, peut-être. Et même le positionnement de chacun au sein de la société. Elle induit des questions éthiques qui n’ont pas encore reçu de réponses. En tout cas de réponses applicables partout et par tous, pour chaque personne et pour toute collectivité, entre des situations extrêmes et des catégories de population à l’opposé les unes des autres.

Au cours des confinements imposés par la crise sanitaire, nous avons pu constater que de nombreuses personnes devaient poursuivre leurs activités professionnelles parce que nous ne pouvions pas nous en passer. Cela, au-delà de la communauté médicale, admirable dans la tourmente. Nous avons pu prendre (ou reprendre) conscience de l’importance de tous les métiers de la vie quotidienne, parfois qualifiés de «basiques», qui nous sont indispensables et qui sont pourtant mal rémunérés au regard de tant d’autres de moindre utilité sociale.

Il est à craindre que l’intelligence artificielle tende à creuser davantage encore le fossé entre ceux qui en auront la maîtrise et ceux qui lui seront assujettis. Ou, pour faire plus simple, entre les très riches et les très pauvres. Va-t-on laisser les inégalités s’accentuer encore? Ou sera-t-on capable d’en corriger les excès? Le «monde d’après» verra-t-il décliner la précarité, la pauvreté et l’exclusion? C’est assurément le plus grand défi auquel il est confronté.

Rien de tout cela n’est véritablement nouveau. J’en ai conscience.Les idées sur «le monde d’après» étaient déjà en débat dans «le monde d’avant». Beaucoup d’entre elles avaient été (et sont encore) expérimentées et ont commencé à être mises en application - j’ai cité, plus haut, la démarche des Hauts-de-France fédérant les milieux politiques, économiques, universitaires et autres, au service d’un «New deal».

Ce qui semble nouveau, c’est la prise de conscience générale de notre vulnérabilité et la nécessité impérieuse de changer de trajectoire. La pandémie n’est peut-être pas la conséquence de nos dérives, mais elle conduit à craindre que nos excès et nos fourvoiements puissent être à l’origine de bien d’autres catastrophes planétaires.

J’ai encore la naïveté d’espérer - en dépit de toutes les expériences, de toutes les désillusions - que les grandes déclarations d’aujourd’hui ne seront pas, demain, suivies de petits effets. Ma naïveté est telle qu’elle m’incite à croire que cette crise, dont l’issue reste incertaine, sera l’occasion de mettre ou de remettre enfin les préoccupations économiques à leur juste et noble place.

J’ai le sentiment que depuis quelques décennies - particulièrement les deux ou trois dernières - l’économie a été un peu trop considérée comme «une fin en soi» dont l’utilité était mesurée en fonction de performances essentiellement quantitatives et financières. J’exagère à peine.

L’économie n’est pas une fin en soi, elle est un moyen: le moyen devant permettre de répondre aux besoins de l’Humanité. Elle ne constitue pas le but ultime de la société, elle en est le moteur qui la fait avancer. Avancer, certes... mais vers quoi? Pour quelle destination? C’est à cette question-là qu’il nous faut apporter une (ou plusieurs) réponses(s). Tout le reste en découle.

Ne nous trompons pas de crise.

La crise sanitaire a révélé les failles de nos systèmes et une forme d’inadéquation de nos valeurs. Elle a précipité une crise économique et sociale qui était en germe depuis longtemps et dont nous ne sortirons qu’en acceptant de remettre en cause bien des certitudes et bien des habitudes.

Ne nous trompons pas de crise. Celle que nous vivons n’est pas une péripétie de plus que nous surmonterons comme nous l’avons fait dans un passé plus ou moins récent. Oui, il est nécessaire de prendre des mesures immédiates, quel qu’en soit le prix. Nécessaire mais pas suffisant. Car nous sommes confrontés à une crise comme on en a vécu qu’un petit nombre dans la longue histoire de l’Humanité: une crise de civilisation. C’est en ce sens - et seulement en ce sens - que nous pouvons parler de «nouveau monde».

Philippe VASSEUR, Président de la mission rev3 et Président d’honneur de Réseau Alliances

Formation management de la mobilité - 5e promo

La cinquième édition de notre formation "Management de la Mobilité et Plans de Mobilité", co-animée avec les Explorateurs de la Transition, démarrera le 4 février 2020.

Cette formation se déroule sur 3 journées espacées de quelques semaines, permettant aux participants de travailler sur leur Plan de Mobilité entre deux séances.

Au programme :

> compréhension du contexte des Plans de Mobilité : enjeux, chiffres clefs, dynamiques, règlementations, acteurs ...

> méthodologie du Plan de Mobilité : du lancement à l'évaluation, tous les outils et les méthodes pour avancer sur son projet

> Bonnes Pratiques issues de la communauté Déclic Mobilités, pour animer au mieux sa démarche.

Réseau Alliances est organisme de formation, référencé par Datadock : la formation peut être prise en charge par les OPCAs.

Plus d'informations sur le site de Déclic Mobilités

Tous acteurs de la transition

soiree corpo 4 avril

Une soirée pour s'inspirer et engager une transition écologique et solidaire dans son organisation !

La prise de conscience sur les enjeux de transition écologique et solidaire a largement progressé dans les entreprises. Pour autant, les actions menées pour cette transition restent encore souvent insuffisantes et peinent à mobiliser largement.

Comment faire pour que les enjeux de la transition écologique et solidaire soient portés par le plus grand nombre et non pas seulement par un dirigeant visionnaire ou par le département RSE ?

Comment faire pour que la mission sociétale d’une entreprise soit inscrite au coeur de ses activités et serve de guide à la prise de décision ?

Pour apporter des éléments de réponse à ces questions, des pionniers viendront, jeudi 9 avril 2020à l'amphi CAP HORN de Decathlon Villeneuve, nous inspirer et nous partager leur retour d’expérience :

- Jean-François Caron, Maire de Loos-en-Gohelle, ville pilote du développement durable qui a su mobiliser très largement pour conduire sa transition

- ainsi que quatre représentants d'entreprises qui s'engagent dans une transition : Bénédicte Barbry, Leader Entreprise Engagée chez Mobivia ; Anne-Sophie Gougeon, Responsable RSE Groupe chez Bonduelle ; Jean-Pierre Haemmerlein et Marie Chaillou, Directeur de la Fondation et Leader de la Communication DD chez Décathlon.

La soirée sera suivie d'un cocktail pour se connecter et poursuivre les échanges.
Soirée organisée par Corporate for Change, en partenariat avec le Réseau Alliances.

INSCRIPTION

[Tribune] Jean-Pierre LETARTRE : «Chaque crise est différente»

Une réflexion sur la place de l'économie responsable pour préparer l'après

Les conséquences économiques des mesures de confinement misent en place pour lutter contre la pandémie de Covid-19 soulèvent de nombreuses craintes parmi les acteurs économiques. Nombreux sont ceux, dont notre Ministre de l’économie, qui font la comparaison avec la crise de 2008.

Je partage évidemment leurs inquiétudes ainsi que celles de tous les dirigeants d’entreprises, et je comprends le choix de cette comparaison qui a le mérite de marquer les esprits et de souligner l’importance des défis auxquels nous faisons face. Je pense toutefois qu’elle risque de nous faire oublier la spécificité de la crise que nous traversons actuellement. Car en mésinterprétant sa nature, qui est avant tout sanitaire et vécue par les individus dans leur chair, les dirigeants d’entreprises risquent non seulement de se couper des attentes urgentes de la société, mais aussi de manquer les évolutions qui nous attendent à la sortie de celle-ci.

Contrairement à ce qu’il s’est passé en 2008, ce que nous vivons n’est pas une crise financière et bancaire qui aurait contaminé l’économie réelle. Il ne s’agit même pas à l’origine d’un événement économique. Il s’agit d’un choix que nous avons pris collectivement de stopper momentanément notre économie pour privilégier un enjeu encore plus grand : la préservation de notre santé, celle de nos proches, ainsi que de l’ensemble de la société. Cette crise est d’abord vécue par nos concitoyens au travers de leurs inquiétudes quotidiennes pour leurs familles, amis et collègues. C’est aussi une épreuve que nous vivons collectivement au travers des mesures de confinement. Je pense que chacun est parfaitement conscient des risques que ce dispositif fait peser sur notre économie, mais il est perçu comme nécessaire et respecté par l’immense majorité de nos concitoyens afin de protéger les plus vulnérables.

Notre économie n’est donc pas en crise. Elle est plutôt « gelée » afin que toutes les forces de la société se concentrent sur la lutte contre la propagation de ce virus. Et dans cette lutte, les entreprises ont aussi leur rôle à jouer. Certains dirigeants l’ont d’ailleurs très bien compris et ont décidé d’agir. Je pense bien sûr à Chanel qui a pris la décision courageuse de ne pas recourir au chômage partiel pour ne pas peser sur les finances publiques. Je pense aussi à Décathlon qui a répondu aux besoins des hôpitaux en adaptant ses masques Easybreath pour pallier la pénurie de respirateurs. Je pense aussi à notre adhérent, la société Lemahieu qui s’est mobilisée très tôt pour initier l’opération des Masques en Nord pour fabriquer en urgence des masques à destination des personnels soignants, et qui a depuis été rejoint par de nombreuses entreprises de la région.

Les événements que nous vivons actuellement viennent ainsi nous rappeler ce qui devrait être une évidence : ceux que nous nommons « acteurs économiques » ne sont jamais uniquement cela. C’est vrai non seulement pour les consommateurs et les salariés qui sont aussi des citoyens, mais c’est aussi vrai pour les entreprises. Chanel, Decathlon ou Lemahieu sont des exemples qui nous montrent que l’entreprise ne peut se réduire à une entité hors-sol à la recherche de la maximisation de profit pour ses actionnaires. Elle est surtout une composante vivante et essentielle de la société, un dispositif de création collective dont la force et la capacité d’innovation est aussi au service du bien commun.

Je pense donc que nous sommes face à une situation très différente de celle de 2008. La crise des subprimes avait été perçue comme le résultat des dérives du capitalisme. Celle que nous vivons aujourd’hui voit l’ensemble des forces de la société faire front dans une épreuve commune. Même les banques, cet acteur honni lors de la crise financière, viennent nous rappeler aujourd’hui leur raison d’être en étant la planche de salut qui nous permet de stopper nos économies sans détruire notre appareil productif et nos emplois.

Parce que cette crise est différente, le monde économique qui en émergera le sera également. Premièrement car cette épreuve vient en effet accélérer un processus qui est en cours depuis de nombreuses années. Depuis la dernière crise financière, les mentalités ont beaucoup évolué parmi les dirigeants et la RSE a largement remporté la bataille des idées. Aujourd’hui les stratégies intégrées ont pris le pas sur les stratégies hors-business, et vous ne trouverez pas une interview de manager qui ne parle pas de raison d’être de l’entreprise. La crise sanitaire va accélérer ce processus en favorisant celles dont la démarche est la plus mature. Celles-ci seront les mieux armées pour faire face aux défis économiques de l’après confinement, et pourront compter sur le soutien des consommateurs et des citoyens. Pour celles qui ne sont pas parvenues à effectuer leur transition, le chemin sera bien sûr plus difficile et elles devront mobiliser beaucoup d’efforts dans un court laps de temps. Mais je pense que cette crise va avoir pour effet de favoriser et massifier l’économie responsable.

Deuxièmement, car la seule voie qui s’ouvre à nous pour assumer les conséquences économiques de nos choix sera de répartir équitablement l’effort. Nos sociétés sont beaucoup plus fragiles qu’il y a 10 ans et une répartition inégale nous ferait courir le risque d’une explosion sociale. Chaque acteur devra donc assumer ses responsabilités à la hauteur de ses moyens. Tous les acteurs économiques seront évidemment surveillés par l’opinion et il ne sera pas possible de fonctionner d’après des logiques d’optimisation individuelle en tentant de reporter l’intégralité de la charge sur le contribuable. Les entreprises n’auront pas d’autre choix que d’incorporer à minima la prise en compte des intérêts collectifs dans leur stratégie et d’assumer le fait qu’elles ne sont pas hors-sols mais ancrées dans une société.

Et enfin troisièmement, si nous parvenons à transformer notre économie pour faire face à une crise sanitaire, pourquoi ne parviendrions-nous pas à le faire pour répondre à une crise écologique ? L’avènement de cette économie responsable, qui j’espère émergera de la crise, est la seule solution qui s’offre à nous pour faire face aux autres enjeux planétaires que sont le défi du réchauffement climatique et de la préservation de la biodiversité.

Gardons-nous donc des comparaisons hâtives avec les crises précédentes, car dans cette épreuve que nous vivons collectivement nous pourrions également manquer des opportunités de fonctionner différemment.

Jean-Pierre LETARTRE
Président d’Entreprises et Cités
Président de Réseau Alliances

Retrouvez l'article de Jean-Pierre LETARTE et les commentaires des lecteurs sur Linkedin : https://bit.ly/2V48mJw

Maker Faire Lille - Découvrez l'événement des Makers

Maker Faire Lille 2020

Maker Faire est l’événement de référence du mouvement maker à travers le monde avec plus de 400 éditions dans 44 pays. S’y réunissent des communautés de passionnés, experts ou débutants, qui partagent l’envie de créer, de fabriquer, de détourner, de réparer et d’apprendre les uns des autres. On les appelle « les makers ».

Parmi les grandes éditions de Maker Faire, Maker Faire Lille se caractérise par son dynamisme, reflet d’une communauté de makers grandissante venue des quatre coins des hauts de France et riche de sa diversité. Lille, capitale culturelle, qui depuis 2004 revendique un certain art de vivre ensemble. Lille, capitale mondiale du design en 2020, dont Maker Faire Lille sera un événement emblématique du design pour tous ! Lille, capitale des makers, qui aspirent à un certain art de Faire ensemble.

« Faire soi-même vous change et lorsque vous changez c’est le monde qui change »

Dale Dougherty – Fondateur du Magazine Make et Maker Faire.

Plus d'informations : Maker Faire Lille

L'équipe de Reseau Alliances se tient à votre écoute durant la crise

[Retrouvez le lien vers le questionnaire "Faites-nous remonter vos besoins" en bas de l'article]

Chers adhérents, chers partenaires,

Tout d’abord, nous vous souhaitons beaucoup de courage, de lucidité et d’abnégation pour affronter cette crise sans précédent. Toute l’équipe de Réseau Alliances est à vos côtés durant cette période difficile.

Comme de nombreuses entreprises et organisations, nous avons dû adapter notre activité à la situation sanitaire actuelle. Nos équipes sont en télétravail depuis le 13 mars et en réduction partielle d’activité. Nous avons dû reporter plusieurs événements et projets à notre agenda. Nous avons conscience de votre état d’inquiétude, qui va pour certains jusqu’à la détresse, et nous comprenons que vos priorités sont aujourd’hui bouleversées.

Pour l’équipe de Réseau Alliances, il est de notre devoir de contribuer à l’effort collectif mené pour affronter cette crise. C’est pourquoi nous mobilisons actuellement toutes nos forces et toutes nos ressources au service de la résilience des entreprises et du tissu économique des Hauts-de-France.

Nous pensons que nos axes d’expertise et la force de notre réseau, de votre réseau, peuvent être pour vous des ressources. Pour beaucoup d’entreprises, la crise sanitaire a un fort impact sur les relations qu’elles entretiennent avec leurs parties prenantes, que ce soient leurs salariés, leurs clients, leurs fournisseurs ou tout simplement la société civile. En mobilisant notre expérience de la RSE, nous pouvons vous aider à vous adapter à ces situations inédites.

De plus, nous avons toujours privilégié les retours d’expériences entre pairs afin de pouvoir partager des solutions concrètes et éprouvées. Aujourd’hui, notre réseau doit être plus que jamais réactif, solidaire et créatif. Les stratégies, les innovations et les outils les plus efficaces doivent être le plus rapidement diffusés pour favoriser la réactivité des acteurs économiques. Nous pouvons tous ensemble contribuer à la résilience de notre économie régionale.

Nous pouvons également compter sur l’engagement de « temps de crise » sans précédent qu’apportent en ce moment les partenaires traditionnels de l’entreprise. Notre démarche s’inscrit dans ces complémentarités, notamment avec nos partenaires principaux telles que les organisations professionnelles, les CCI et les collectivités.

Nos équipes travaillent actuellement à la création d’outils pour maintenir un dialogue permanent entre vous et nous pendant cette période de confinement.

Le questionnaire que vous trouverez ci-dessous en est un premier. Il est destiné à nous faire remonter vos questions, vos besoins, vos initiatives ou tout simplement les messages que vous souhaiteriez transmettre aux adhérents et partenaires de Réseau Alliances. Il va de soi que toute notre équipe s’attachera à maintenir avec vous un dialogue « en direct » pour tenter de répondre à vos difficultés.

Nous mettrons également à votre disposition à partir de la semaine prochaine une newsletter spéciale qui durera toute la durée des mesures de confinement. Elle vous permettra de vous tenir informés de l’actualité et des initiatives du réseau.

La sortie de cette crise passera sans doute par des modifications sans précédent de nos modèles économiques et financiers. Mais ce dont nous sommes convaincus chez Réseau Alliances, c’est que l’accélération et la massification de l’économie responsable doivent en être des éléments essentiels.

Soyez assurés que nous nous tenons mobilisés pour vous accompagner durant cette crise.

L’équipe de Réseau Alliances

Le questionnaire : https://forms.gle/uv92qPoFNgEGwVw46

Club Busin'ESS dédié aux achats

business

Entreprises, structures publiques, acteurs économique de la métropole lilloise, vous souhaitez acheter responsable ?

Rendez-vous le Mardi 31 mars 2020 de 14h à 18h à la Halle aux sucres à Lille (1 rue de l’entrepôt) pour un après-midi dédiée à la rencontre des entreprises et collectivités à la recherche de prestataires locaux et responsables, avec des structures de l’économie sociale et solidaire ayant une offre de produits et services à destination des professionnels.

Organisé par la CRESS Hauts-de-France et initiatives ET cité avec le soutien financier de la Préfecture de la région des hauts-de-France, la Région Hauts-de-France, le Conseil Départemental de l'Oise, la Macif et avec le soutien de la PFRA Hauts-de-France, la Métropole Européenne de Lille, la CCI Grand Lille, le Réseau Alliances, l'IRIAE, l'APES, le Coorace Hauts de France, l'Uriopss HDF et l'URSCOP.

Sur inscription uniquement

Atelier d'échanges de Bonnes Pratiques : Inclusion par l'activité économique, et si on coopérait?

Vous êtes une entreprise ou une association et vous vous sentez concerné par la lutte contre la précarité et le chômage ? Vous croyez aux bénéfices de mobiliser conjointement l'ensemble des acteurs et des outils du territoire pour répondre à ces enjeux ?

Nous vous proposons un atelier d'échanges de Bonnes Pratiques sous le thème de la coopération entre partenaires privés, publics et associatifs afin de construire de nouvelles solutions pour favoriser l'insertion et l'emploi dans les Hauts-de-France.

Témoin du jour : Faouzi KHIREDDINE, directeur clientèle du Pôle Interm'aide

Le pôle Interm'aide, pôle d’insertion par l’activité économique, est à l’écoute de toutes les personnes en difficulté par rapport à l’emploi à tout moment de la vie et quels qu’en soient les motifs et la durée.

Fort de ses 6 filiales et de ses années d'expérience, le pôle Interm'aide souhaite lancer un nouveau projet en 2020 autour de l'insertion des femmes !

Retour sur l'atelier d’échanges du cycle Habiter

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Jeudi 12 mars s’est tenu un atelier d’échanges du cycle Habiter de Réseau Alliances, en partenariat avec SIA Habitat.

Cette rencontre a réuni une vingtaine de participants représentant aussi bien des bailleurs sociaux, des promoteurs et constructeurs immobiliers, des associations de locataires, des médiateurs et des entreprises spécialisées dans le transport et la gestion des déchets. Ils étaient accueillis par Vilogia dans un lieu atypique : des Pavillons Modulaires inspirés des maisons industrialisées de l’architecte Jean Prouvé (1950) et revisitées par Jean-Charles Huet.


Au programme de la rencontre, une visite des pavillons, suivie des premières discussions.

L’objectif du cycle : faire naitre des projets innovants en faisant dialoguer et coopérer l’ensemble des acteurs de l’Habiter.

Au cours de cet atelier, les participants ont échangé autour de leurs problématiques, de leurs compétences et de leurs besoins. Ils ont pu amorcer des pistes de réflexions sur des enjeux communs et étudier leurs complémentarités.

Parmi les nombreux sujets évoqués : les enjeux d’autonomie alimentaire des habitants les plus fragiles, le partage d’expérience autour du pilotage de projets et du vivre ensemble, l’urbanisme participatif et la transition énergétique.

Pour Laurie Decoux de Réseau Alliances cette rencontre n’est qu’un début :

« Cet atelier a permis aux participants de se présenter et d’explorer de premières pistes de collaborations. L’objectif va maintenant être de les approfondir et de voir si des projets émergent au sein du groupe de travail. Ces premiers échanges ont été très prometteurs. »

Organisé par :

Les participants :

Notre Logis, La Chtite Maison Solidaire, CITEO la médiation sociale, Axentia, Rabot Dutilleul, Terideal, Kartier Libre, Sia Habitat, Martine Pavot Consulting, Béguinage & Cie, Habitats Hauts-de-France, CLESENCE, SCP Bleard-Lecoq, Vilogia, ANGDM

[Prévention covid-19] Retrouvez toutes les informations concernant nos ateliers et événements

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Chers adhérents, chers partenaires,

À la suite des recommandations du Gouvernement, et en solidarité pour les personnes à risques, les bureaux de Réseau Alliances seront fermés au public à compter du 13 mars.

Nos équipes continuent toutefois de travailler normalement et sont mobilisées afin de garantir au mieux le bon déroulement de nos activités, dans le respect des mesures de prévention.

A partir de lundi 16 mars après-midi, vous pourrez retrouver sur cette page toutes les modifications de notre agenda.

Soyez assurés que nous vous tiendrons informés dans les plus brefs délais de tout changement d'organisation de nos ateliers et événements.

L’équipe de Réseau Alliances

Dernière mise à jour de l'agenda: 17/03/2020 à 11H45 https://www.reseau-alliances.org/agenda-reseau-alliances