• Si le prêt de main-d’œuvre est déjà appliqué dans certaines entreprises, la démarche reste timide, voire inexistante dans d’autres secteurs d’activité. Pourtant, la pratique présente de nombreux avantages. Pour la développer et l’amplifier, Clément Hostache, fondateur de Share and Smile, a créé Shareajob, une plateforme de mise en relation pour faciliter le prêt de main-d’œuvre. 

     

    210511 clement hostache min« 29 % des individus présenteraient une incohérence apparente de compétences dans leur métier ». C’est ce que révélait une enquête menée par l’OCDE en 2012, la seule au niveau international traitant des compétences des adultes. Selon France Stratégie, qui publie un rapportsur le sujet, « l’inadéquation de compétences – c’est-à-dire l’utilisation sous-optimale des compétences d’un individu dans l’activité qu’il exerce – peut constituer un facteur d’insatisfaction pour les travailleurs et un frein à la progression de la productivité ». Dans un monde du travail de plus en plus mouvant, la gestion des compétences représente donc un véritable enjeu pour les ressources humaines. Une des solutions pour fidéliser les talents est le prêt de main-d’œuvre. Pratique peu connue, elle est pourtant inscrite dans le code du travail. Pour faciliter cette démarche et l’amplifier, Clément Hostache a créé en 2020 Shareajob, une plateforme recensant les offres et les besoins de main-d’œuvre. « Les pratiques existent déjà, notamment dans le secteur de l’automobile. Par exemple, à Maubeuge, Renault a recruté plusieurs salariés d’un fournisseur pendant quelques mois, via le prêt de main-d’œuvre. Ce fournisseur devait faire face à une baisse d’activité pendant 12 à 24 mois, à la sortie de la crise de 2008. Tout le monde fut gagnant : l’employeur a gardé ses équipes qualifiées, sans les rémunérer. Les salariés ont été maintenus en activité, ils ont pu monter en compétences, découvrir d’autres pratiques. Pour Renault, l’entreprise limitait les risques de défaillance de l’un de ses fournisseurs ». 

     

     ❝ L’idée est que le prêt de main-d’œuvre devienne un véritable levier de gestion des compétences et des carrières. Clément Hostache, fondateur de Share and Smile

     

    Le prêt de main-d’œuvre, un levier pour la gestion des carrières

    Selon une étuderéalisée par OpinionWay pour MonPortailRh et TEAM-metrics auprès d’un échantillon de 213 responsables RH en 2016, 43 % des entreprises ont déjà eu recours à ce type de démarche. « Il y a beaucoup de craintes avec le prêt de main-d’œuvre illicite, et un déficit de connaissance et de maîtrise du sujet. Et puis, ce n’est pas dans la culture de l’entreprise. Aujourd’hui, l’employeur est propriétaire de la force de travail de son salarié. Cette notion de propriété est très ancrée dans notre société, c’est ce qui peut freiner toute démarche de prêt de main-d’œuvre ». C’est là qu’intervient Shareajob : « les structures ne savent pas qui a besoin de quelle compétence, l’objectif de la plateforme est donc de créer des vases communicants en trouvant des besoins complémentaires autour de soi ». L’entreprise répond à plusieurs niveaux de besoins : le premier est la sensibilisation, à travers des conférences, des témoignages et des fiches d’inspiration, le second est l’éducation au sujet. « Il y a beaucoup d’employeurs qui souhaitent se lancer mais ne savent pas comment s’y prendre, et nous posent beaucoup de questions pratiques et juridiques. C’est pour cela que nous avons créé une formation en ligne résolument accessible, pour encourager et accélérer le passage à l’action ». Troisième niveau de besoin : le passage à l’action, à travers shareajob.pro. La plateforme de petites annonces entre employeurs est en accès et en contribution libre. Enfin dernier volet, l’accompagnement du changement. À terme, l’objectif de l’entreprise est de pouvoir intégrer le prêt de main-d’œuvre de manière structurante, dans la stratégie de l’entreprise. « Nous avons été sollicités par un groupe bancaire. Il souhaitait savoir comment mettre en place ce sujet-là entre ses différentes filiales. L’idée est que cela devienne un levier de gestion des compétences et des carrières. Par exemple, si vous avez un salarié à qui vous ne pouvez pas offrir un poste qu’il brigue, le prêt de main-d’œuvre peut être un bon levier pour le fidéliser et éviter qu’il se laisse débaucher ». Chaque convention signée entre les entreprises permet de border le cadre du prêt de main-d’œuvre, y compris en y mentionnant des clauses de confidentialité ou de non-sollicitation. 

     

    Encourager les coopérations

    210505 shareajobLe prêt de main-d’œuvre répond ainsi à de nouveaux enjeux auxquels sont confrontés les ressources humaines. « Le premier est l’engagement des salariés, qui soulève la question du sens au travail. Le deuxième est celui de l’adaptabilité, où comment l’entreprise absorbe les chocs qu’elle peut rencontrer. Un autre enjeu qui me paraît important, c’est la coopération, le comment on fait avec » souligne Clément Hostache. Sur ce dernier volet, Shareajob travaille actuellement avec un groupe d’associations du secteur de la protection de l’enfance.  Cet acteur est confronté à un problème de recrutement sur des postes d’éducateur, un métier en forte tension. « Nous allons inviter leurs confrères pour étudier l’opportunité de créer un groupement solidaire. L’idée est d’amener du renfort quand les situations sont critiques, pour protéger les enfants et les salariés. Cela permet de prévenir des situations de burn-out par exemple ». Shareajob s’adresse aussi bien aux grandes entreprises qu’aux plus petites : récemment, l’entreprise a accueilli une directrice commerciale de Carrefour pendant 15 jours. « D’un côté, elle a pu s’inspirer des pratiques agiles des startups, de l’autre, elle a apporté des éléments structurants pour notre stratégie commerciale ». Un modèle gagnant-gagnant, y compris pour le salarié. « Il ne faut pas oublier le principal : le prêt de main-d’œuvre reste une démarche volontaire ! Ce n’est pas la porte ouverte à l’uberisation des compétences. Celles-ci sont valorisées, le collaborateur peut acquérir de nouveaux savoirs et réaliser des missions porteuses de sens. Il n’y a qu’à voir le succès du mécénat de compétences. Le prêt de main-d’œuvre peut lui aussi être un vrai levier d’engagement ». Fidéliser les talents : un enjeu de taille pour l’entreprise. Rappelons que, selon un récent sondagemené par le Boston Consulting Group (BCG) et Cadremploi, le contenu du poste et l’intérêt des missions représentent le premier facteur d’attractivité pour les talents Français.

     

  • 211501 kokpit 13 800 couches jetables versus 30 couches lavables : voici, selon l’Ademe, le nombre de couches qui seront utilisées par un enfant jusqu’à sa propreté. Un défi colossal, notamment en matière de réduction des déchets, que souhaite relever Kokpit, une jeune société créée en 2020. La jeune pousse propose ainsi la location et (bientôt) le nettoyage de couches lavables. Dès le départ, elle définit sa raison d’être et ses valeurs autour des enjeux environnementaux et intègre le parcours des futurs entrepreneurs responsables : « ce qui était intéressant, c’était l’accompagnement sur l’Économie de la Fonctionnalité et de la Coopération et l’innovation sociale. On se demande comment sortir des modèles que l’on connait. Le parcours nous permet de nous questionner sur de nombreux sujets : comment fonctionner avec nos fournisseurs et nos clients, comment les associer dans notre démarche et montrer les impacts sociaux que nous avons ensemble... Ça nous a permis de cadrer tous ces éléments, que nous n’avions pas forcément en tête, et d’être plus cohérent dans notre communication, plus clair dans notre raison d’être et nos missions. Typiquement, l’accompagnement que l’on propose sera la valeur que l’on apporte à notre client » explique Niclas Ingmanson, cofondateur de Kokpit. L’accompagnement : une notion clé pour l’entreprise : celle-ci travaille à la fois avec les parents (elle propose par exemple des ateliers gratuits sur les réseaux sociaux pour présenter la couche lavable) et avec une micro-crèche à Mouvaux. Elle tend ainsi à développer cette activité : « il y a un besoin d’accompagner le changement : on cible les micro-crèches mais on peut très bien travailler avec des crèches d’entreprises par exemple. Ce qui importe, c’est la volonté de certains de se tourner vers un nouveau modèle, plus vertueux en matière de santé et d’écologie ».

    Créer la logistique de la couche lavable

    Au-delà des enjeux environnementaux, Kokpit discute avec l’association abej SOLIDARITÉ, qui lutte contre l’exclusion, afin de monter une expérimentation sur les services de nettoyage. « Nous agissons beaucoup sur l’environnemental, c’était là-dessus que l’on s’était lancé, mais cette rencontre avec abej SOLIDARITÉ nous permet de développer l’aspect social ». L’entreprise continue ainsi d’innover : « on a cette appétence avec Simon, mon associé, de pouvoir créer un système logistique de la couche lavable, pour lever tous les freins ». Sans oublier le sens, une valeur importante à ses yeux, qu’il retrouve au sein du Réseau Alliances. « Ce qui est vraiment intéressant dans le réseau, c’est cette notion de sens qui découle dans les ateliers proposés. L’innovation pour l’innovation ne sert à rien, il faut qu’il y ait du sens, pour le marché, comme pour soi, et que l’activité que l’on crée réponde à un besoin pour le marché. C’est beaucoup de travail de fond ». La jeune pousse continue de participer au groupe des jeunes entrepreneurs responsables « il y a des mini ateliers qui sont en train de se monter entre nous, sur comment mieux prospecter, comment mieux utiliser LinkedIn : ça vaut de l’or ces moments-là ! Cela crée de la dynamique, de l’entraide, de l’émulation : je mets beaucoup de valeur dans la multitude des rencontres que l’on fait : avancer dans l’intelligence collective, c’est vraiment chouette ».

    👉 Découvrez le Parcours Futurs entrepreneurs responsables

    Niclas de Kokpit

  • sylvain breuvart beecitySi la nature a plus ou moins disparu de nos lieux de travail, Beecity souhaite aujourd’hui sensibiliser les entreprises et reconnecter les salariés au vivant. Créé en mars 2013 par Sylvain Breuvart, Beecity propose de transformer les espaces verts des entreprises en ilots de biodiversité et de bien-être. Cela permet d’attirer l’attention des collaborateurs sur les enjeux liés à la préservation de la biodiversité. « Notre porte d’entrée, ce sont les ruches. Les abeilles permettent de fédérer les collaborateurs autour d’un projet convivial : c’est un support qui nous aide à poser les bonnes questions. Nous avons ensuite déroulé notre offre autour de services liés à la végétalisation. Nous avons mis en place des plantations participatives. Les salariés sont invités à mettre la main dans la terre ! Dans un monde où tout va trop vite, l’idée est de passer du plein écran au plein air ». Et la sensibilisation dépasse les limites de l’open-space : Sylvain Breuvart évoque ainsi le mail qu’il a reçu d’une participante, ravie d’avoir pris conscience des possibilités qui s’ouvrent désormais à elle dans son jardin. « L’entreprise est un super lieu de sensibilisation. Il faut décloisonner : la vie ne s’arrête pas aux portes du bureau ». Beecity propose ainsi de nombreux ateliers, comme la création de Bee Wrap, tissu réalisé avec de la cire d’abeille, alternative au film étirable, pour « faire rentrer l’économie circulaire dans la ruche ». Installations d’hôtels à insectes, plantations, animations : chaque action développée est un levier de sensibilisation. « Nous faisons face à un effondrement de la biodiversité. Pourtant, avec seulement quelques mètres carrés de nature, celle-ci se régénère très vite ». Selon une étude internationale publiée en 2017 par la revue PLoS One, près de 80 % des insectes auraient disparu en Europe durant les 30 dernières années.

    «  Il fallait que mon projet ait un impact social et environnemental »

    L’entrepreneur fonde Beecity après une expérience de 7 ans dans le domaine du microcrédit. « Il fallait que mon projet ait un impact social et environnemental. Je me suis beaucoup inspiré des témoignages de grands témoins comme Antonio Meloto, entrepreneur social philippin ou Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix, intervenu en 2014 au World Forum for a Responsible Economy. Ça m’a conforté dans la direction où aller et dans le fait qu’il fallait y aller rapidement ». Sylvain Breuvart rencontre également plusieurs entrepreneurs lors des matinales organisées par Réseau Alliances, où il est « challengé » sur son projet. Repéré par l’association, il est lauréat des Trophées de l’Économie Responsable en 2014. « Ça m’a permis de légitimer mon activité et de sortir de l’anonymat. Les Trophées apportent de l’énergie à ceux qui veulent créer ». Membre des Jeunes Pousses, il rencontre et échange avec des structures ayant les mêmes problématiques que lui. « C’est une vraie aide et ça permet de pousser des prestations communes. Par exemple, avec Les Paniers de Léa, nous avions des connexions très fortes : nous avons organisé une journée de sensibilisation chez un client ». L’entrepreneur s’engage ensuite dans le parcours de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération. « Le parcours a permis de sortir la tête du guidon, de se questionner sur son modèle économique et d’avoir une vision à plus long terme. On se pose, pour mieux faire face au défi de la création d’entreprise ».

    De l’exigence à l’émerveillement

    Aujourd’hui, face à la perte de la biodiversité, l’entrepreneur « trouve de l’optimisme dans l’action ». Pour lui, les entreprises ont un vrai rôle à jouer. « La Biodiversité ce ne sont pas que les grands mammifères. Il s’agit de l’ensemble de la vie sur terre et l’être humain en fait partie ! Ce que l’entreprise oublie parfois c’es201215 beecity teamt que lorsqu’elle crée une richesse économique, elle prélève des ressources et rejette des émissions polluantes. La moindre des choses serait de laisser la nature s’exprimer aux pieds des entreprises...Il faut donc se questionner sur l’ensemble des impacts. Cela ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise. Il ne faut pas se contenter de saupoudrer quelques actions RSE, il faut la mettre au cœur de l’entreprise et reconnecter l’Homme à la nature ». Cette reconnexion se traduit par des espaces de nature au travail. Vergers, haies champêtres, prairies fleuries, forêts urbaines, lieu de pique-nique : en développant des refuges pour la biodiversité, ce sont aussi des havres de convivialité, propices au bien-être des collaborateurs, que développe Beecity. Selon une enquête menée par Interface en 2015, la nature au bureau accroit de 13% le bien être des collaborateurs. « Chez Beecity, nous sommes tous des passionnés, émerveillés par la beauté de la nature », une passion que la « Beeciteam » transmet chaque jour un peu plus, en développant son activité aux quatre coins de la France. Il conclut en citant Nicolas Hulot : « l’émerveillement constitue le premier pas vers le respect du vivant ».

     

     Découvrez les bonnes pratiques de Beecity : "Beecity fédère les salariés autour de la biodiversité"

  • Comment lutter contre le cruel manque d’espaces verts dans nos environnements urbains, bétonnés et pollués ? Pour PowerOfMoss, la réponse est dans la mousse ! La jeune entreprise lilloise, fondée par Josse Le Blan et Arthur Lejeune, propose aux entreprises et aux particuliers des solutions de végétalisation basées sur le recours à la mousse végétale. Leur mission : naturaliser nos villes et nos bureaux pour améliorer la qualité de l’air que nous respirons, rafraichir nos environnements et favoriser la biodiversité. Membre de Réseau Alliances, PowerOfMoss a également participé au parcours Jeunes Entrepreneurs Responsables.

    Josse Le Blan, co-fondateur de l’entreprise, nous parle des pouvoirs de la mousse et de son expérience du parcours.

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    Pouvez-vous nous présenter PowerOfMoss ?

    Josse Le Blan (J.L.B) : Nous sommes deux fondateurs originaires du Nord. J’ai fait une école de commerce qui s’appelle l’IESEG, et mon associé Arthur a fait une école d’ingénieur agroalimentaire. Pour nos premiers jobs nous avons passé plusieurs années à Paris ou sur site industriel. Nous nous sommes rendus compte que l’on s’était éloigné de la nature. On en subissait les conséquences : atmosphère peu agréable, pollution de l’air et îlot de chaleur en été !

    Nous avons donc décidé de rentrer à Lille avec l’idée d’apporter des solutions pour rendre nos espaces urbains plus agréables, plus naturels et plus sains. Avec Arthur, nous voulions utiliser les forces de la nature pour y arriver. Le savoir-faire que nous avons développé est de végétaliser nos espaces, aussi bien les espaces extérieurs en ville que les espaces intérieurs.

    La végétation la plus durable et performante que nous ayons trouvée, c’est la mousse végétale ! C’est notre grande différenciation et notre grande force par rapport à ce qui existe aujourd’hui.  C’est une végétation hyper-résistante, locale et ultra-performante. Nous avons sorti un premier produit qui est un mur végétalisé d’intérieur. Son objectif est d’améliorer la qualité de l’air des bâtiments et de réduire la consommation d’énergie liée à la climatisation.  Notre second produit, ce sont des solutions de toitures végétalisées à base de mousse. Nous avons déjà installé une quinzaine de toitures chez des particuliers, et nous développons actuellement des partenariats avec des entreprises locales du bâtiment : des couvreurs, des étancheurs, etc.

    Les produits ont  demandé beaucoup de R&D. L’enjeu était de développer un système permettant de maintenir la mousse en vie à l’intérieur ou de l’accrocher facilement à l’extérieur. Nous avons réussi à déverrouiller ces freins techniques, trouver les bons équipements et la bonne alchimie avec la mousse !  

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    Comment voyez-vous PowerOfMoss dans les prochaines années ?

    (J.L.B) : Pour les toitures végétalisées, nous envisageons de nous intégrer sur des projets d’envergure, en végétalisant des toits d’entreprises et centres commerciaux par exemple. Pourquoi pas également investir le mobilier urbain et les façades extérieures en travaillant avec les collectivités et les promoteurs immobiliers.

    Pour les murs d’intérieurs, le but est de sortir très rapidement une gamme de produit qui pourrait correspondre à tout type d’espace, que ce soit pour les particuliers, les hôtels, les magasins, les bureaux, etc… Nous avons un premier produit scalable qui sort en septembre, et nous allons pouvoir à court terme accompagner les entreprises sur tout le territoire.

     

    Quelle est la place de l’économie responsable dans votre projet ?

    (J.L.B) : Nous avons toujours été très attachés à la nature. Et depuis nos études, mon associé et moi nous sommes aperçus de l’urgence de la situation, de la nécessité de faire attention à notre manière de consommer au quotidien et de réguler notre dépense énergétique. Très rapidement nous avons voulu concevoir un projet greentech avec un impact positif sur l’environnement. Notre mission était vraiment de végétaliser les villes pour que l’air soit moins pollué, qu’il y ait plus de biodiversité, et que l’on utilise moins d’énergie pour rafraîchir. C’est vraiment le postulat de départ. Nous faisons également très attention à notre manière de concevoir nos produits, dans le choix de nos producteurs de mousse et d’équipements, ainsi qu’à la durabilité de nos produits pour avoir le plus d’impact positif possible.

    Ensuite, nous nous sommes aussi aperçus qu’on pouvait être accompagné sur ces sujets grâce au Réseau Alliances. Nous avons donc postulé à leur parcours « Jeunes Entrepreneurs Responsables ». Nous nous sommes inscrits avant même de faire du chiffre d’affaire car nous voulions directement commencer sur des bases saines et ne pas nous développer n’importe comment. Notre but, c’était de nous ouvrir l’esprit sur d’autres manières de créer et de voir les produits pour éviter de surconsommer les ressources naturelles. C’est aussi durant ce parcours que l’on nous a parlé des Nouveaux Modèles Economiques et notamment de l’Economie de la Fonctionnalité et de la Coopération. Ça nous a ouvert à d’autres ambitions et à d’autres projets. Cela nous a également aussi permis de rencontrer d’autres entrepreneurs inspirants !

    Quels ont été les aspects les plus bénéfiques du parcours pour vous ?

    (J.L.B) :  Nous avons pu créer des partenariats avec d’autres entreprises qui participaient au parcours, et nous avons aussi beaucoup approfondi l’EFC. Mais je pense que le plus grand bénéfice du parcours c’est l’ouverture d’esprit qu’il apporte et le fait de montrer que rien n’est figé, que l’on peut toujours agir autrement et que d’autres modèles existent. Par exemple, nous avons fait extrêmement attention à l’impact environnemental de nos produits. Et nous nous sommes aussi aperçus qu’autour de ces produits, nous pouvions proposer des services immatériels de conseil, de formation et de team building qui nous permettent d’apporter un service à l’entreprise sans utiliser plus de ressources naturelles.

    Quel message souhaiteriez-vous transmettre à un futur entrepreneur qui ne s’est pas encore lancé ?

    (J.L.B) : S’il est persuadé de pouvoir être un bon entrepreneur, il faut qu’il se lance ! Il n’y a pas forcément de bon moment, et personne n’est jamais prêt à 100% lorsqu’il démarre. Mais au final on apprend sur la route. Et dans le Nord, on a la chance de pouvoir croiser pas mal de gens qui nous font évoluer et qui nous apportent les bonnes compétences, que ce soit en externe par les incubateurs et les réseaux, ou en interne en recrutant du sang neuf compétant et engagé dans les équipes. Donc si on est intimement convaincu que l’on peut être un bon entrepreneur et qu’on a envie d’agir sur un sujet précis, il faut foncer ! Le reste viendra après…

     

    Vous souhaitez en savoir plus sur PowerofMoss ? Retrouvez-les sur leur site internet : https://www.powerofmoss.com/

  • Suite au succès de la soirée "Joie dans l'Estomac", Les Paniers de Léa vous propose en collaboration avec Les Sublimeurs (2 jeunes pousses de Réseau Alliances) pour une serie d'ateliers autour de l'alimentation saine, durable et conviviale. 

    jeunes pousses

  • sensibilisation biodiversité

    Impliquer les collaborateurs d'une entreprise dans une démarche éco-responsable est la mission que s'est fixée Energic.

    Dans un premier temps, cette implication était surtout axée sur la réduction des consommations énergétiques. En participant au collectif des Jeunes Pousses, Sylvain de Bee City et Tristan d'Energic ont tissé un partenariat pour un client commun dont l'objectif est d'impliquer les collaborateurs également sur une thématique biodiversité.

    Bee City expert dans ce domaine sensibilise déjà ses clients par l'organisation d'événements chez ses clients. En collaborant cette sensibilisation avec Energic, Bee city l'anime désormais via le coaching digital proposé par celui-ci. 

     

  • pleniere

    Rendez-vous Mardi 26 Février de 18h à 20h pour la plénière co-organisée par le Club Noé et Réseau Alliances à la Cité des Echanges (40 rue Eugène Jacquet 59700 Marcq-en-Baroeul). 

    Quels sont les avantages et les problématiques rencontrés par les acteurs qui s'engagent, dès la création de leur structure, dans la logique des nouveaux modèles économiques ? 

    L'occasion de découvrir 4 jeunes entrepreneurs tout juste sortis du parcours d’accompagnement « Futurs entrepreneurs responsables » de Réseau Alliances : 

    • Céline Scavennec – NIIJI / EAT AND BACK

    • Pauline Dehecq – MADEMOISELLE BILOBA

    • Julien Druon et Sébastien Dezitter - PREOS

    • Sophie Letartre - Réseau Alliances

    INSCRIPTION

     

     

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    Ce lundi matin, les jeunes pousses de Réseau Alliances se sont retrouvées chez Mademoiselle Biloba pour un atelier d’interconnaissance. L’occasion pour nos jeunes entrepreneurs de découvrir les locaux de Mademoiselle Biloba, et de comprendre l’offre proposée par Pauline Dehecq, dirigeante et fondatrice de ce concept d'ateliers-boutique de cosmétiques naturels.

    Après une visite des locaux, les jeunes pousses ont pu participer à un atelier de création de déodorant en baume.

    Une belle opportunité pour découvrir ce que propose l’enseigne et d’apprendre à mieux se connaitre en toute convivialité.

    L’objectif des ateliers « interconnaissances » : favoriser la coopération entre les membres !

    Hubert Motte, dirigeant de la Vie est Belt, lauréat 2018 dans la catégorie « Espoirs de la RSE » a rejoint le collectif des Jeunes Pousses.

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    Beecity et Mademoiselle Biloba, 2 jeunes pousses ont proposé ensemble 28 ateliers sur 2 jours aux 340 collaborateurs de MGEN pour découvrir d'où vient le Miel et la Cire d'abeille ainsi que leurs bienfaits. Un bon moyen de sensibiliser à la fois à la biodiversité et à l'utilisation de produits plus sains et plus respectueux de notre planète. Chaque participant a pu fabriquer son propre Baume à lèvres garanti sans Poudre de Perlimpinpin avec la cire et le miel de leurs propres ruches installées sur le site de Saint-André-Lez-Lille.

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    Il y a 2 ans et demi Mademoiselle Biloba ouvrait ses portes à Lille. Véritable laboratoire végétal et urbain, un lieu unique qui permet de créer ses propres cosmétiques naturels soi-même lors d’ateliers ludiques et créatifs. De l’autre côté, dans la boutique, nous accompagnons nos clients vers une routine beauté naturelle et durable au travers d'une sélection pointue d’ingrédients et de produits naturels.

    A l’heure où la composition des produits cosmétiques est montrée du doigt, Mademoiselle Biloba transmet le savoir-faire cosmétique et un retour aux ingrédients naturels.

    Après 2 ans et demi d’aventure, Mademoiselle Biloba adhérente et jeune pousse de Réseau Alliances, souhaite conquérir l'Europe en créant son propre e-shop et se positionner en véritable expert de la cosmétique naturelle. 

    Participez à la campagne ULULE, pour retrouver Mademoiselle Biloba partout en Europe juste : ici 

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    Hier, le Collectif des Jeunes Pousses de Réseau Alliances a organisé un Afterwork dédié à l’entreprenariat responsable au CLOCKWORK, un espace de coworking situé à Lille (merci Clockwork pour votre accueil !). L’occasion pour de jeunes startups de découvrir le Collectif des Jeunes Pousses de Réseau Alliances qui est constitué d’entrepreneurs innovants et responsables ayant intégré la RSE dans leur stratégie d’entreprise dès la création.

    Lors de cet afterwork, chacun des participants a pu présenter son projet et ses attentes vis-à-vis du Collectif, ce qui a favorisé un networking de qualité où de nombreuses opportunités de collaboration ont émergées.

     

     

     

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    En amont de cet événement, et dans la même thématique, Réseau Alliances a lancé officiellement le parcours Futurs Entrepreneurs Responsables

    13 jeunes dirigeants et porteurs de projet ont été sélectionnés par Réseau Alliances pour suivre un accompagnement de six mois sur les nouveaux modèles économiques (économie de la fonctionnalité et de la coopération et entreprenariat social). 

    L’objectif : leur donner les clés de modèles économiques innovants pour se construire de manière pérenne et responsable, et valoriser leur impact teritorial !

    Des futures Jeunes Pousses ? Rendez-vous dans 6 mois pour le savoir !

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    Le collectif des Jeunes Pousses de Réseau Alliances vous propose un afterwork le 11 Juillet de 18h30 à 22h pour parler entrepreneuriat responsable, RSE, nouveaux modèles économiques, innovation sociale, économie de la fonctionnalité et de la coopération...

    Un temps de Networking organisé qui vous permettra de rencontrer les membres du collectif et tous les participants pour de nouvelles coopérations à fort impact territorial !

    Ouvert à tous, sur inscription.

    RDV chez ClockWork 38 boulevard Carnot, Lille

     

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    INSCRIPTION

     

    Retrouvez en vidéo un petit aperçu du collectif Jeunes Pousses  lors de leur 1er Afterwork : 

     

     

    Vous souhaitez plus d'informations, ou rejoindre le collectif :

    https://www.reseau-alliances.org/jeunes-pousses/collectif-jeunes-pousses

    Sophie Letartre Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 03 20 99 46 86

     

     

  • paniers de léa

    Le 20 Juin prochain de 9h30 à 16h, aura lieu, à la Condition Publique de Roubaix, le Comité Régional de l’Alimentation… Pouvoirs publics et têtes de réseaux vont se réunir à l’occasion de LA JOURNÉE dédiée à l’Alimentation dans la région. Dans une logique de complémentarité, les acteurs publics cèderont la place, de 17h à 22h, aux acteurs privés qui s’investissent dans le sujet de l’alimentation.

    En entreprise, votre performance ne se cache-t-elle pas dans l’assiette de votre équipe ?

     

    Les Paniers de Léa et Danielle Pautrel vous proposent d’essayer de répondre à cette question à l’occasion de la soirée qu’ils organisent en compagnie de la DRAAF (Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Fôret), le 20 juin 2018 de 17h à 22h à la Condition Publique.

    Et oui, l’activité de manger est présente dans toutes les organisations et est commune à tous les collaborateurs. Et pourtant, c’est une question peut envisagée et investiguée aujourd’hui, dans les entreprises. Vous êtes ainsi invités à venir découvrir comment l’alimentation au travail rejoint les enjeux et la stratégie de votre entreprise, et comment vous pouvez faciliter la satisfaction de ce besoin universel de manger, de manière durable, désirable et responsable au cours d’une soirée intitulée : PASSONS À TABLE

     

    Infos & inscription

  • Les jeunes poussesweb

     

    Près d'une centaine de personnes étaient présentes hier au premier événement de notre collectif Jeunes Pousses qui s'est déroulé au Théâtre du Nord. #AfterworkJP

    Un collectif composé de 9 jeunes entreprises de la région Hauts-de-France, aux secteurs d’activité divers (Les Paniers de Léa - Bocaux Locaux - Energic – Mademoiselle Biloba - Trézorium - Beecity - Textifloor - Tyresias - Ekidecide) qui par ce temps fort a souhaité mettre en valeur leurs offres communes innovantes, leurs collaborations avec d'autres entreprises de la région et promouvoir une économie plus responsable et durable ! 

     

    Après une visite du théâtre du Nord, les participants ont pu apprécier les témoignages de quelques Jeunes Pousses, accompagnés des entreprises régionales avec lesquelles ils ont collaboré : 

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    > 1er témoignage : Le Groupe Projex a fait appel à 2 jeunes pousses pour impliquer leurs collaborateurs dans leur démarche RSE. D'un côté, Beecity, (installation de ruches en entreprises et collectivités locales) pour favoriser la biodiversité et de l'autre Energic, (application innovante de coaching énergétique ludique et communautaire) pour challenger les collaborateurs sur leur consommation d’énergie  

     

     

     

     

     

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    > 2ème témoignage : le Groupe Mgen souhaite favoriser le bien-être tout au long de l’année au travers de temps de convivialité. Le groupe a ainsi collaboré avec 2 autres Jeunes Pousses, les Paniers de Léa, (livraison de corbeilles de fruits au bureau) et Bocaux Locaux, (livraison de déjeuners locaux, bio & zéro déchet) autour d’animations pour relayer la politique RSE dans l’entreprise. 

     

     

     

     

     

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    > 3ème témoignage : Le Groupe Humanis a fait appel à Textifloor, (location et maintenance à long terme de revêtements de sols) pour changer plus de 2200m2 ! Ce qui correspond à 8 tonnes de moquettes récupérées et recyclées ! Un travail colossal de 14 week-ends pour favoriser le bien-être être des salariés !

     

     

     

     

     A l'issue de ces témoignages, les participants ont pu rencontrer les Jeunes Pousses sur leurs stands pour découvrir leurs offres et networker ! 

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  •  After20work

    Le collectif des Jeunes Pousses de Réseau Alliances regroupe des jeunes entrepreneurs innovants et responsables ayant intégré la RSE dans leur stratégie d’entreprise dès la création.

    Leur objectif : grandir ensemble et promouvoir un modèle d’économie plus durable et responsable, créateur de richesses et d’impacts sociaux et environnementaux. 

    Parce qu’ensemble, on va plus loin, les Jeunes pousses créent des offres communes pour répondre aux enjeux de leur parties-prenantes grâce à la coopération.

    Venez les rencontrer et découvrir leurs offres innovantes, une belle opportunité de mettre en œuvre votre stratégie RSE :

    Rendez-vous mardi 10 Avril au Théâtre du Nord de 18h à 21h (4 Place Charles de Gaulle, 59800 Lille)

     

    Au programme :

    > Visite du Théâtre du Nord et présentation de leurs projets

    > Présentation du collectif Jeunes Pousses

    > Témoignages d'entreprises collaborant avec le collectif : Humanis et MGEN

    > Networking

     

    Lien vers l'événement Facebook : https://www.facebook.com/events/1587112021410012/ 

     

    INSCRIPTION 

     

     

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    Faites chanter les bananes 2

     

    Les Paniers de Léa & Trézorium animent ensemble un atelier pour les enfants mêlant le numérique et les fruits. 

    Connectés avec des électrodes à une beatbox, les fruits révèlent leurs talents musicaux. Les enfants peuvent ainsi créer leur propre partition pour faire chanter les bananes ou les fraises…

    Un atelier super étonnant et original entre deux Jeunes Pousses qui fera germer les graines de musicien qui sommeillent en chaque enfant.

    En savoir plus : lespaniersdelea.com